Ce soir, la dégustation était consacrée à la découverte d’un domaine familial domaine Hubert Chavy-Chouet de Meursault. Romaric Chavy était là pour nous parler de ses vins. Les infos techniques sur les vins sont donc directement issues de ce que j’ai pu entendre ce soir.
Comme il est le plus jeune de la famille, je pense que c’est lui qui tient le blog du domaine Hubert Chavy-Chouet.

Le domaine fait une majorité de blancs, sur les appellations Puligny-Montrachet et Meursault. Et quelques rouges sur l’appellation Pommard. Le domaine cherche à étendre sa collecte de pinot noir dans les côtes de Nuit (vins non présentés). Premiers pas vers la viticulture bio mais d’après ce que j’ai compris pas encore prêt à prendre le risque financier du zéro traitement chimique (perte de volume par maladies).

Ma première dégustation de bourgognes 2008, avant même les dégustations des primeurs 2008 de Vincent Dureuil-Janthial ou Blair Pethel. Je n’ai pas d’élément de comparaison pour relativiser mon appréciation des vins de ce millésime.

Les blancs.

Bourgogne Les Femelottes 2008
Nez fermé. A l’agitation anis. En bouche très souple, sur la douceur (arrondi). Belle minéralité, un rien alcool. Finale gouleyante, sur un joli jus de citron. 12,5°

Puligny-Montachet Premier Cru Les Champs Gains 2008
(pour les coupeurs de cheveux en quatre, il me semble que sur l’étiquette c’était Les Champs Gain). Sur des sols calcaires. Marqué par le fût, noisette. Attaque moins acide, plus marquée par le fût. Semble plus court (plus fermé). Finale moins réveillée par acidité. 13°

Puligny-Montrachet Premier Cru Les Enseignères 2008
Sol plus profond, présence d’argile. Nez sur fût, fruité plus ouvert, plus de gras. Alcooleux. Manque un peu de tension, de minéralité pour équilibrer la rondeur. 13°

Puligny-Montrachet Premier Cru Les Chalumaux 2008
Moins sur le fût, de la fraicheur. Bien: du gras, de l’équilibre, rappelle un Puligny de Vincent Dureuil-Janthial. 13°

Meursault Les Casse-têtes 2008
Sol argileux, avec des affleurements caillouteux. Nez sur la rondeur. Mais bouche sur le fût. S’épanouit en milieu de bouche. Finale un peu courte après la pointe du milieu de bouche. 13°

Meursault Premier Cru Charmes 2008
Premier nez sur le fût neuf. Demande de l’agitation pour s’ouvrir. En bouche, toujours marqué par le fût. Demande à se fondre. Mais belle finale sur une joli note, sans sécheresse. 13°

Meursault Clos des Corvées (monopole) 2008
Sol riche et effet de réchauffement de l’enceinte du clos. Elevage en demi-muids, pour moins marquer le vin. Nez fruité, ouvert. Bouche aussi sur le fruit, au détriment de la minéralité. Finale sur alcool. 13°

Meursault Premier Cru Charmes 1986
Romaric s’est prêté à l’exercice périlleux de ramener un vieux millésime pour nous faire découvrir l’évolution de leurs vins. Premier nez floral, mais vite sur notes d’oxydations (un peu noix). Evolué. Pas à mon goût. Manque de nerf. Apogée passée.

Les Rouges

Bourgogne La Taupe 2008
Dans l’argile. Premier nez fruité, puis vie sur le zan/réglisse. Des tanins en finale, fondus. Pas l’exubérance du fruit des bourgognes de Vincent Dureuil-Janthial (effet millésime ?).

Pommard Premier Cru Les Chanlins 2008
Pente très raide, sol calcaire: terroir un peu particulier pour Pommard, plus près des Volnay. Premier nez sur un joli fruit (plus charmeur que le bourgogne), mais disparait assez vite à l’agitation. Beau fruit en bouche. Belle tension. Peu de tanins. Bien.

Premier Cru Les Chalins 2006
Vin carafé. Nez ouvert, plus complet. Tanins plus tendus. Un peu de sécheresse en fin de bouche. Demande du temps pour s’assouplir.

Pommard Premier Cru Les Rugiens 1947
Encore un –très- vieux millésime. Teinte très claire, tuilée sur orange. Fluide, pas de tanins. Arômes évolués, difficile à déterminer pour moi qui ne boit pas de vins aussi vieux. Pas à mon goût.

Autres commentaires sur cette dégustation sur lapassionduvin.com