J’avais dû renoncer à une dégustation en décembre dernier au domaine, bouté hors de Bourgogne par une tempête de neige.
Je retrouvais Rodolphe Demougeot pour ramener les vins que nous avions commandés et en profiter pour gouter ses rouges 2009 tout juste mis en bouteille.

Vin_Bourgogne_Demougeot_Epenotes2002

Bourgogne Pinot Noir Vieilles Vignes 2009
Bien, du fruit, de la chaleur.

Savigny les Beaune Les Bourgeots 2009
Nez griotte, puis les épices.

Monthélie La Combe Danay 2009
Bien. Plus floral. Du fruit en bouche.

Auxey Duresses Les Clous 2009
Nez plus tendu. De la matière, du grain. A attendre.

Beaune Les Beaux Fougeots 2009
Bouche ciselé. De la longueur. Belle finale.

Savigny les Beaune Premier Cru Les Peuillets 2009
Plus doux. De la gourmandise.

Pommard Village 2009
Style pointu. Demande à se fondre.

Pommard Premier Cru Les Charmots Le Cœur des Dames 2009
Typé. Bien servi par 2009

Les 2009 sont renversants de gourmandise. La richesse est telle que la différence entre les terroirs et les gammes est gommé par la séduction des arômes de jeunesse. Les entrées de gamme pourront être bus rapidement avec beaucoup de plaisir. Certainement avant les 2008 qui ne pourront que bénéficier d’un peu d’oubli en cave.

J’apprécie particulièrement les vins de Rodolphe Demougeot dans les millésimes plus difficiles. Comme son confrère Vincent Dureuil-Janthial en côté Chalonnaise, j’ai l’impression qu’ils ont une patte toute personnelle pour faire ressortir la beauté des appellations bourguignonnes les années où leurs voisins essaient de sauver les apparences.

Beaune les Beaux Fougets 2008
Enorme impression floral du pinot.

Pommard 2008
Un peu sec. Demande à s’assouplir.

Pommard Premier Cru les Charmots 2008
Bien. Ouvert.

Pommard Les Vignots 2008
La moitié des baies ont gardé leur rafles. Pari risqué: il faut être sûr de leur maturité. Donne ce petit côté rustique que j’aime retrouver dans les vins de Rodolphe Demougeot. Parce-qu’il apporte un supplément de finesse après quelques années de bouteille.