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Cercle Oenophile
17 mars 2012

Les Nuits au Grand Jour – quatrième édition

Quatre ans que je fais l’aller-retour à Nuits Saint Georges dans la journée pour aller rencontrer les dealeurs de Pinot Noir du village pendant leur salon qu’ils tiennent au Grand Jour. Et dire que j’étais persuadé que ce n’était que la troisième fois. Je ne vois vraiment pas passer les années au côtoyer les vignerons bourguignons.

Certains commencent à me reconnaitre: il est vrai qu’avec mon carnet de notes et ma tournée des stands en final pour ramasser les bouteilles achetées avec mon charriot, je dénote. Cette année, j’ai passé autant de temps sur la route qu’entre les stands: 6h. Ils ont dû finir par me remarquer.

Le samedi matin est toujours aussi calme sur le salon. Une aubaine pour le dégustateur qui veut passer du temps à discuter avec le vigneron, un peu moins pour les vignerons qui ont du vin à vendre et aimeraient mieux passer plus de temps à remplir les bons de commande. Tous sont attentifs, voire attentionnés envers les visiteurs. Je me mets à leur place: sont réunis la majorité des vignerons de Nuits Saint Georges et de Premeaux-Prissey et ils proposent souvent les mêmes millésimes, parfois les mêmes Premier Cru. Facile pour le visiteur de se faire sa propre hiérarchie entre les vignerons.

Un petit mémo sur Nuits Saint Georges pour me rafraichir les méninges. Les parcelles sont disposées sur un axe Nord-Sud de part et d’autre du village de Nuits Saint Georges et de la combe du Meuzin. Cette séparation en deux permet de facilement classer les vins de l’appellation quand on a trop rien à en dire mais pour épater les badauds: au nord le froid et la proximité mitoyenne pour certaines des parcelles des Grand Cru raffinés de Vosne-Romanée; au sud la chaleur et les grandes étendues des vins tout en puissance contenue. Au sud, avant d’arriver sur les parcelles de la commune de Prémeaux-Prisset, les déjections géologiques de la combes des Vallerots donnerait les terroirs les plus qualitatifs (Les Saint-Georges et les Vaucrains). L’INAO doit avoir sur leur bureau la demande officielle du syndicat des vignerons pour passer en Grand Cru. Cela peut prendre un peu de temps, peut-être autant que de monter dans la liste d’attente des clients de Thibault Liger-Belair pour gagner son allocation annuelle. Les premiers crus sont répartis sur une bande des coteaux entre 240 et 340m d’altitude. Pour certains vignerons, la partie haute des premiers crus serait restée en appellation village dans un soucis d’économie fiscale des vignerons lors du décret d’appellation: ils voulaient bien des Premiers Crus pour vendre leurs vins plus chers mais pas trop quand même parce-que les impôts sur les terres en Premier Cru seraient plus élevés. Au nord du Meuzin, les Premiers Crus Aux Argillats, Aux Chaignots et Les Damodes ont leur prolongement au-dessus en appellation village. Les vignerons qui ont des vignes des deux côtés du décret de la même parcelle font le même travail, sachant que parfois il n’y a pas de séparation physique sur la parcelle (je ne suis pas allé voir sur place), voire même comme les Damodes des frères Lachéneaut font tout passer dans l’appellation village (la réciproque n’étant évidemment pas possible). D’où une autre dossier déposé à l’INAO: passer ces bouts de parcelles en Premier Cru.
Merci au site http://www.vinogeo.fr qui m’a permis de récupérer des superbes cartes des parcelles.  

Ce que j’ai gouté dans l’ordre de mes passages.
Avant de partir bille en tête sur les stands, un petit tour de chauffe pour voir que tous les vignerons n’étaient pas encore arrivés et commençaient à peine à ouvrir les bouteilles. Cela me laissait un peu de temps pour échanger quelques mots avec Thibault Liger-Belair, notamment sur le récit de sa récente visite en Nouvelle-Zélande.


Domaine Chauvenet-Chopin

Hubert Chauvenet est un peu la star du Cercle avec ses Nuits Saint Georges: de ce que j’ai encore pu gouter cette année, ils restent le meilleur ticket d’entrée à la typicité des vins de ce village pour un tarif sage.

Avec Hubert, nous faisons les honneurs de la presse locale:

Premiers vins de la journée, les bouteilles viennent juste d’être ouvertes.

Vin_Bourgogne_NSG Chauvenet Chopin

Côte de Nuits village 2009.
Il étrenne le verre Riedel acheté à l’entrée et me dégourdit les papilles après le voyage. Le fruit est bien là, porté par une acidité un peu dure pour le réveil. Ca se boit tout seul, mais peut-être un peu plus tard dans la journée!

Nuits Saint Georges Les Charmottes 2009.
Premier nez sur le bois (la douceur du caramel). En bouche, du fruit. Finit sur la noisette. Bien et charnu.
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Nuits Saint Georges Premier Cru Les Argillas 2009.
Nez fermé, pas encore réveillé. Un peu de fleurs à l’agitation. Bouche attaque sur le fût mais très doux. Tout juste un peu de sècheresse en finale. Bien enveloppé. A attendre.
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Nuits Saint Georges Les Charmottes 2008.
Nez fermé. Bouche plus juteuse, plus d’acidité. Les tanins sont bien domptés (comme toujours chez ce vigneron). La tension fait plus ressortir la gourmandise fruitée du pinot.

Nuits Saint Georges Premier Cru Les Chaignots 2009.
Nez moins fermé, plus sur le fût. Bouche plus ample, moins sur acidité. Un peu sec. Mais toujours des beaux tanins.
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Domaine Henri Gouges

Avec la répétition des salons, je me rends compte que j’ai un décalage avec les vins de ce domaine. J’ai du mal à les interpréter. Comme il y a beaucoup d’amateurs éclairés qui adorent ces vins et les achètent (un des vignerons sur le salon qui propose le moins de vins à la vente et à la dégustation), ils ne doivent pas être mauvais. Par contre, j'adore le design de leurs étiquettes.

Vin_Bourgogne_NSG Henri Gouges

Bourgogne Pinot blanc 2010
Une parcelle en haut de coteau. Nez discret, fait penser à un champagne de la Montagne de Reims. Bouche tendue, plus minérale que acide. Fruits à noyaux, voire simplement noyaux. Finale sans amertume.

Nuits Saint Georges Premier Cru Clos des Porêts Saint Georges 2007
Nez animal et sous-bois. Bouche décalée, plus fruité. De la tension, peu de fût perceptible. Il faut plutôt attendre la finale pour une pointe de gourmandise.
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Domaine Robert Chevillon

Denis Chevillon me fait déguster. Vince un touriste californien nous rejoint. Les Chevillon exporte 85% de leur production mais Denis n’entends que dalle à l’anglais parlé sur la côté ouest. Je m’improvise interprète. Les bons vins parlent à tous, mais un petit coup de pouce pour défendre le soldat Pinot Noir est toujours bienvenu.

Vin_Bourgogne_NSG Robert Chevignon

Nuits Saint Georges village 2009
Oups, trop occupé à intéresser notre californien pour le détourner de son amour du Malbec Chilien (il aurait pu au moins laisser le Malbec au Argentins et se concentrer sur le Cabernet Sauvignon souvent réussi à l’ouest de la cordillère), j’en oublie d’écrire qq mots sur ce vin. Se sera seulement bien et fruité.

Nuits Saint Georges Premier Cru Les Chaignots 2007
Nez bien ouvert pour un 2007 (comparé aux chaleureux 2009). De la rondeur, assez étonnant. Tannins bien glissants.
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Nuits Saint Georges Premier Cru Les Roncières 2007
Plus austère au nez. Plus jolis fruits en bouche. Pas de sècheresse. Mérite d’attendre encore.
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Domaine Chantal Lescure

Vin_Bourgogne_NSG Chantal Lescure

Nuits Saint Georges village 2009
Assemblage de trois parcelles sur la plaine de Vosne. De la complexité, presque de la classe (mais bon ce n’est qu’un village, il faut en laisser pour les Premier Cru). Amertume de la matière. De la longueur. Bel équilibre pour un 2009 sans l’acidité d’un millésime moins chaud. Le prix un peu élevé pour un village se justifie dans la hiérarchie.

Nuits Saint Georges Les Damodes 2009
Nez ouvert, raffiné. En bouche des tanins. De la gourmandise comme l’annonçait le nez. Plus fort ici. Un peu de fût en fin de bouche (un peu plus de fût neufs ?).
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Pommard Les Vaumuriens 2009
Profil –évidemment- très différent au sud-ouest de l’ A6. Nez imposant, mais floral (inattendu à Pommard en 2009). En bouche, de la matière, du fruit. Belle acidité répond au nez. Bien qu’à l’aveugle je l’aurais mis plus à Beaune qu’à Pommard, à mon gout.
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Pommard Premier Cru Les Bertins 2008
Nez plus fût (grillé, amande). En bouche, plus d’acidité fait ressortir un fruit rouge assez frais.
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Domaine Daniel Rion

J’étais à la recherche du fils Patrice Rion. Mais absent du salon, je me retourne sur la maison mère.

Vosne-Romanée Premier Cru Les Beaux-Monts
Nez discret mais floral, presque élégant.
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Domaine des Perdrix

Toujours agréable de retrouver Robert Vernizeau qui vinifie les vins du domaine et sait bien en parler. Je sens à demi-mot que les 2009 ne l’enthousiasment pas plus que ça, entre le cornellien “à vaincre sans péril on triomphe sans gloire” et un désespoir d’avoir perdu le trésor du Pinot Noir “Que diable allait-il faire dans cette galère?”.

Vin_Bourgogne_NSG Perdrix

Bourgogne Pinot Noir 2010.
Nez fruit rouge frais, cerise. Evidemment simple en bouche. Après tous ces premiers crus dégustés.

Nuits Saint Georges village 2007
Assemblage des parcelles des Bannières et des Bas de Combe. Du bois (grillé) mais bien fondu avec la dominance des fruits plus noirs que rouges, plus bien mûrs que frais. Finale sur le grillé. Style moderne, typique du domaine.

Nuits Saint Georges Premier Cru Aux Perdrix 2007
Nez plus vanille que grillé. Bouche tendue, finalement assez caractéristique du millésime, sur l’équilibre.
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Nuits Saint Georges Premier Cru Aux Perdrix 2009
Nez sur une sensation de réduction (produit argenterie très léger). Mais vue la tête que fait Robert Vernizeau quand je le lui dit, je dois être bien à côté de la plaque. Gourmandise vient en bouche avec l’élevage. Finale soyeuse, presque la signature des Perdrix.

Echezaux Grand Cru 2008
Nez rafle (bois exotique ?). Bouche parait puissante et généreuse après discrétion du nez. De la rondeur. Finale glissante sans sècheresse.
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Domaine Philippe et Vincent Lécheneaut

Vincent me fait gouter les vins le matin et j’interromprais plus tard la pause casse-croute de Philippe pour acheter les vins. Cette année, j’aurais encore vu les deux frères qui se relaient derrière le stand. J’aime leurs vins, mais aussi les écouter parler. Parce-qu’au concours de quel vigneron de Nuits a l’accent le plus bourguignon, sûr que ces deux-là sont sur le podium.

Vin_Bourgogne_NSG Lécheneaut

Vosne-Romanée 2009
Nez sur le fût et une impression de verdeur (fraicheur ?). Joli parfum (à ce demandait si une demoiselle parfumée ne traine pas à proximité). La bouche est en retrait. Des tanins et de l’astringence en finale. Sans doute que le nez promet trop à ce stade.

Nuits Saint Georges Premier Cru Les Pruliers 2009
Nez fermé, un peu goudron. Sur le fût. Un  peu de gourmandise. En bouche, l’équilibre est plus sur la verdeur sans l’acidité d’une sous-maturité ni l’astringence des tanins.
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Nuits Saint Georges Les Damodes 2008
Nez un peu fût (mais moins que les 2009). L’acidité plus marquée porte les fruits sur le devant. La finale est plus fluide, et les tanins accrochent moins.
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Domaine de l’Arlot

C’est sympa qu’AXA Millésimes délègue la présentation de ses vins à leur directeur technique. François Devaugues tout récemment arrivé doit quand même faire l’article des vins élaborés par son prédécesseur Olivier Leriche.

 

Cote de Nuits village Clos du Chapeau 2008
Nez typique ronce (presque animal). En bouche, légère impression de bouchon. Mais ça ne doit pas être ça parce-que je n’ai rien senti au nez. Un côté terrien qui tranche.

Nuits Saint Georges Premier Cru Les Petits Plets 2007
Les jeunes vignes de leur parcelle en monopole du Clos des Forêts-Saint-Georges. Je ne comprends pas bien comment la cuvée peut porter la mention d’un autre premier cru mais je n’ai pas penser à demander. Nez épicé. Joli et ouvert sur le fruit. En bouche, glisse bien, sur la gourmandise. Un peu de tanins en final.
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Nuits Saint Georges Premier Cru –monopole- Clos des Forêts-Saint-Georges 2007
Nez gibier (à l’agitation). Bouche raffinée, grande longueur, de la douceur, les tanins sont domptés. Bien.
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Domaine Faiveley

Beaucoup de monde de part et d’autre du stand Faiveley. Irinah me servira les vins et Anne-Cécile s’essaiera avec succès au maniement de la machine à CB.

Vin_Bourgogne_NSG Faiveley

Chablis Premier Cru Montmains 2009
C’est un peu décalé par rapport à mon objectif de la journée de gouter les Pinot Noir de Nuits Saint Georges, mais j’étais missionné pour gouter leur blancs. Nez sur le fruit. La minéralité du chablisien ressort fortement après tant de rouge de nuits passés en bouche. La bouche est sans amertume. Un peu de chaleur. La longueur est correcte mais le millésime semble manqué de tension, surtout en blanc.

Mercurey blanc –monopole- Clos Rochette 2006
Quitte à s’écarter de ma ligne de conduite, autant faire dans le hors du commun, comme un monopole blanc sur Mercurey. Nez sur le bois (pourtant plus vieux). Bouche assez simple. Finale bien, glisse bien et fait oublier le fût.

Bourgogne Pinot Noir 2010
Nez décevant de discrétion après tous ces 2009 goutés. Bouche trop sérieuse pour un simple bourgogne, ou alors je me fais piégé par le contraste entre 2009 et 2010. De la chaleur, un peu de tanins. Correct.

Nuits Saint Georges village Les Argillats 2008
Nez discret. Bouche sur une jolie framboise bien net. La douceur des tanins permet de profiter du fruité. Ce vin pourrait parfaitement illustrer la tendance Vosne des Nuits Saint Georges au nord du Meuzin.

Nuits Saint Georges Premier Cru les Porêts-Saint-Georges 2009
Nez sur le bois. La bouche est encore un peu massive. Dans un style moderne: alliance du grillé du fût et des fruits frais pour une gourmandise dans sa jeunesse. Pas de sècheresse en finale. Bien.


Domaine Thibault Liger-Belair

Il y a quatre ans, lors de mon premier passage aux Nuits aux Grand Jour, j’ai découvert le bonhomme et ses vins. Cette fameuse première fois que vous ne retrouvez jamais où vous pouvez déguster un vin dont l’étiquette ne vous dit rien et qui vous met en état de grâce. Je réinvente un peu l’histoire avec mes fantasmes mais aujourd’hui, avec un peu plus de gorgées de pinot noir derrière la cravate, je trouve vraiment que les vins de Thibault ont quelque chose de différent de ses voisins. Je me gausse souvent des vins décrits comme “raffinés” pour dire que si ils étaient moins chers, ils seraient plutôt qualifiés de maigres ou plats. Ici, le Thibault il nous fait dans la dentelle. Un coup d’œil sur l’étiquette, une gorgée en bouche et c’est parti pour 5 minutes de plaisir les yeux fermés. C’est sûr que dans la masse de subjectivité qui me fait tant apprécier ses vins il y a une part de la rareté: ne pouvoir acheter que deux bouteilles par an pendant les longues années de ma progression sur la liste d’attente des allocataires.

Vin_Bourgogne_NSG Liger Belair

Nuits Saint Georges Villages Les Charmottes 2009
Premier nez animal puis floral à l’agitation. Bouche glissante, pas douce mais soyeuse si vous voyez la différence.

Vosne-Romanée Aux Réas 2009
Nez vineux, un peu de grillé du fût. A l’agitation, les arômes défilent. En bouche, de la puissance contrôlée (pour éviter de dire raffiné). Tendue par une minéralité. Finale sans sècheresse (mais c’est un pléonasme chez Liger Belair).

Clos Vougeot Grand Cru 2009
Nez plus discret. En bouche, c’est un long voyage. Aucune astringence des tanins. La finale est sur cette impression de minéralité sans celle d’acidité. Ce n’est même pas la peine d’en reprendre une gorgée: même recraché, il est encore là.

Nuits Saint Georges Premier Cru Les Saint-Georges 2007
Vin déjà présenté dans sa jeunesse sur ce salon en 2010. Maintenant le nez est sur la viande saignante. La bouche retrouve le fruit, toujours aussi raffiné. Superbe longueur.

Richebourg Grand Cru 2009
Quand Thibault voit les yeux de ses interlocuteurs pétiller au fil des gorgées de ses vins, il sort de sous le pupitre une bouteille de Richebourg à la dégustation. Je n’avais pas encore gouté de Romanée ou de Richebourg. Pour cette toute première fois, je suis déçu: les émotions en sont pas allées crescendo. Le nez est fermé (après les Saint Georges 2007) et de toute façon je n’ai pas encore vu le bois passer devant le raisin dans ses bouteilles. Par contre, je suis étonné de trouver un peu d’astringence en bouche. Trop calme, je n’arrive pas à saisir quelque chose qui dépasse. J’ai raté ma première rencontre avec Richebourg.


Domaine Philippe Gavignet

Je ne connaissais pas ce domaine et l’avait mis sur ma liste des visites à faire. Malheureusement, j’avais oublié d’y passer avant la dégustation des Liger-Belair. La comparaison est rude, retour à la réalité des Nuits Saint Georges.

Vin_Bourgogne_NSG Philippe Gavignet

Nuits Saint Georges villages Les Argillats 2010
Gourmand. Bien. Le premier Nuits Saint Georges 2010 gouté ce jour-là. C’est de bonne augure.

Nuits Saint Georges Premier Cru Les Pruliers 2008
Nez à cheval sur l’animal et le végétal (ronce). De l’acidité, normal pour un 2008. Un peu de sècheresse en finale.

Nuits Saint Georges Premier Cru Les Chabœufs 2009
Nez ouvert, fruits compotés. Gourmand, glissant, du plaisir tout de suite.

Nuits Saint Georges Premier Cru Les Bousselots 2007
Nez viandé typique d’un style. En bouche, plus sur le fruit. L’archétype d’une façon de faire des Nuits Saint Georges. Dans le moule, même pour un 2007.


Domaine Alain Michelot

J’ai fait mes petits tours avec le charriot pour charger les cartons dans la voiture, pris sur le pouce un flan au cassis (forcément pour ne pas dénoter avec le pinot) sur le stand appétissant de la boulangerie locale. Avant de repartir pour 3h de route et les remords de ne pas avoir pu gouté plus, je tombe dans le cliché d’un petit dernier “pour la route”. Il commence à y avoir foule, les coureurs du semi-marathon ayant achevé leur petit tour entre les premiers crus viennent profiter de leur entrée gratuite et  déguster les produits des efforts des vignerons du village. Je vais au plus près du stand de la boulangerie et suis bien accueilli par la fille et le beau-fils d’Alain Michelot, très pédagogues pour m’expliquer leurs vins, en jonglant entre les millésimes.

Bourgogne Pinot Noir 2007
Juste une mise en bouche parce-que du pinot c’est dur après avoir engouffré un flan, même au cassis délicieusement acidulé.

Nuits Saint Georges Villages Vieilles Vignes 2009
Les vieilles vignes du domaine sur la parcelle des Charmottes. Nez sympa direct. Bouche sur la rafle. De l’astringence mais le fruit des 2009 est là.

Nuits Saint Georges Aux Champs Perdrix 2007
Nez ouvert, encore sur le fruit malgré l’âge.

Nuits Saint Georges Les Cailles 2008
Plus de matière. Tension typique. Un peu de verdeur. Pas la sècheresse du fût.

Nuits Saint Georges Premier Cru Les Vaucrains (? j’ai mal noté) 2001
Nez déjà évolué. A l’agitation sur les parfums (profil déjà gouté ce jour-là). Toujours les tanins présents, étonnant à cet âge.

Nuits Saint Georges Premier Cru Aux Chaignots 2009
Nez très pinot nord américain (grillé du fût et fruits compotés). Bouche toujours sur les tanins. Ce doit être le style de la maison ou la fatigue de mon palais. De la gourmandise. Finit bien.

Nuits Saint Georges Premier Cru Richemonde 2004
Nez terreux, végétal (ronce). Bouche légère mais sans astringence ni acidité marquée. Je ne connais les 2004 que par les Côtes Chalonnaises que j’ai encore en cave. Je reconnais le style du millésime.

Nuits Saint Georges Premier Cru Les Porêts-Saint-Georges 2004
Nez bien, pas si évolué: encore du fruit. Bouche un peu en retrait. De l’astringence, de la sècheresse. Mais intéressant parce-que l’acidité tient le fruit.

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