http://domainesaintnicolas.files.wordpress.com/2010/11/logo-biodyvin.jpg

Le Syndicat Internationale des Vignerons en Culture Bio-Dynamique (SIVCBD) avait confié à une agence de presse spécialisée dans le monde du vin l’organisation d’une dégustation rassemblant un échantillon de ses adhérents.

Moyennant 30€, les amateurs étaient invités à rejoindre la dégustation en fin de journée.

Je me pointais donc là-bas après avoir envoyé mon chèque la semaine précédente et avoir écourté les dégustations de vins bio de la Loire de l’aprèm.

Les amateurs n’avaient que deux heures pour déguster les Biodyvins, de toutes façons plusieurs vignerons n’avaient plus de vins à faire déguster ou profiter du relâchement de la fin de journée pour aller gouter le vins de leurs voisins de table donc assez facile de faire une sélection.

Les professionnels avaient bien travaillé avant l’ouverture aux amateurs: à l’entrée dans la salle, cela sentait la sueur d’une journée de labeur.

Peu de temps pour déguster, je me concentrais sur la Loire. Et comme d’habitude, j’essaie de gouter tous les vins présentés par un domaine: je ne suis pas assez pointu pour me faire un avis sur le travail d’un vigneron sur une seule cuvée. J’ai gouté plein de bonnes choses, rencontré des vignerons dans une ambiance bon enfant. Beaucoup de regret de n’avoir pas eu le temps de faire plus de découvertes.

Dans l’ordre approximatif de mes dégustations.


Sancerre, Domaine Fouassier
Les frères Fouassier avait déjà retenu mon attention lors d’une précédente dégustation de Sancerre. Benoit Fouassier que j’avais failli rencontrer en son domaine avec Gildas la semaine précédente me présentait une illustration de la diversité des terroirs de Sancerre au travers de quatre de leurs cuvée.

Sancerre, Les Grands Graux 2011
Nez anisé. Tendu, net.

Sancerre, Clos Paradis 2011
Nez plus sur les agrumes, presque pèche. Plus gras. Assez variétal en bouche.

Sancerre, Le Clos de Bannon 2011
Nez caillou (silex). Bouche tendue, plus complexe mais à attendre pour s’assembler.

Sancerre, Les Romains 2011
Même nez. Plus silex en bouche. Plus tendu. Finale sans sècheresse laisse penser que se sera un superbe vin.


Sancerre, Domaines Alphonse Mellot
Il y a bien des années, avant que je ne commence ce blog, j’avais rendu visite aux Alphonse, père et petit-fils qui m’avaient fait goutés sur les futs leurs blancs. C’était mon second contact avec les vins de Sancerre après avoir subjugué par leur pinot noir servi par Emmanuelle au premier Grand Tasting.
Je retrouvais donc le petit-fils pour un nouveau passage en revue de leur sauvignon.

Sancerre, La Moussière 2011
Nez fermé. Plus intéressant en bouche. Tendu et fruité. Pas d’agressivité de l’acidité.

Sancerre, Les Romains 2011
Nez plus fruité que chez Fouassier. Plus arrondi en bouche. L’effet du fût ?

Sancerre, Satellite 2011
Nez discret comme la Moussière. Plus intéressant en bouche. Presque du gras.

Sancerre, Génération XI (donc 2011)
Nez un peu plus ouvert. Presque des agrumes dans leur version douce.

Sancerre, Edmond 2011
Le gras de l’élevage. Très arrondi, presque chaud. Des expressions variétales. Très long.


Sancerre, Domaine Vacheron
Des cousins que je ne connaissais pas encore.

Sancerre, Guignes Chêvres 2012
Nez discret. Bouche un peu sèche. Le grain du calcaire (pas de tension sur l’acidité).

Sancerrre, 2011
Nez discret. Bouche calcaire (du grain). Un peu de fruit.

Sancerre, Les Romains 2011
Sur la partie argile à silex de la parcelle, fait ressortir le côté variétal. Tension sur l’amertume.

Sancerre, Paradis 2010
Calcaire. Plus de corps. Finale amère et arrondie (élevage ?). Bien, un an de plus et révèle déjà sa complexité.

Sancerre, Chambrates 2010
Nez discret. Tendu et presque du gras. Légère amertume. Bien. Finale sans sècheresse.


Domaine Philippe Gilbert
Encore une nouveauté pour moi. Un peu difficile à déguster après les vins tendus comme une arbalète de Sancerre.

Menetou Salon, Domaine 2011
Nez bizarre, presque animal. bouche souple.

Menetou Salon, Les renardières 2010
Nez ouvert, sur le fruit. Bouche souple. Légère amertume. Du gras. Finale bien sur le fruit.

Menetou Salon, Domaine 2010
Nez sur les fruits rouges (fraise, cerise), Pinot classique. Bien fluide sans le côté terreux.

Menetou Salon, Les Renardières 2010
Joli nez mais aussi déconcertant que sa version en blanc. Du fruit. Presque plus intéressant que sa version en blanc. Manque un peu de longueur (écourtée par un peu de sècheresse).


Domaine des Roches Neuves
J’achète leurs vins sur Internet. Ma première rencontre avec les hommes derrière ces séduisants cabernet franc et chenin.

Saumur, Insolite 2011
Nez assez typé, floral, un peu agrume. Bouche sur la tension acide. Finale amère (peau d’agrume).

Saumur Champigny, Terres Chaudes 2011
Nez typé Cabernet. Manque un peu de fruits. Tanins et verdeurs marqués. A attendre.

Saumur Champigny, Marginale 2010
Plus de matière, plus de fruit.


Domaine Olivier Pithon
J’avais l’intention de dégusté un blanc sur la fraicheur pour voir si la biodynamie pouvait faire une différence sous les climats chauds. Il ne reste plus qu’un vin à déguster pour découvrir le travail d’Olivier Pithon.

Roussillon, Le Pilou 2010
Nez discret. Sur le fruit rouge. Tanins fondus. Bel rétro. Le toucher que j’aime tant retrouver chez le Carignan.


Maison Michel Chapoutier
Plus vraiment une découverte depuis le temps que nous commandons leurs vins en primeur. L’occasion justement de gouter les blancs 2011 par encore livrés.

Saint Peray, Lieu-dit Hongrie 2011
Intérêt vient en finale, très mousse, presque tabac.

Hermitage, Chante Alouette 2011
Plus de gras, de matière. Finale plus tendue sur une belle amertume. Bien.

Hermitage, Monier de la Sizeranne 2009
Nez très ouvert, bien. Bouche tendue sur l’acidité.

Ermitage, Le Méal 2009
Etonnant, mais marqué par le fût.

Ermitage, Le Méal 2001
Début d’évolution avec des notes viandées, mais encore du fruit. Encore du bois, tabac blond, cacao. Pour mon gout, je n’attendrais pas plus longtemps.