Podere Le Ripi, Montalcino : biodynamie, cave romaine et Brunello libre
Toscane 2026 · Montalcino · Brunello DOCG
Podere Le Ripi : la ferme totale d'un héritier du café, au pays du Brunello
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Pour préparer mon voyage d'études en Toscane, je n'avais dans mes commentaires Vivino que 66 cuvées dégustées de la région de Montalcino, sur les 500 vins de Toscane que j'avais pu noter. Les IA interrogées m'avaient donc orienté en priorité vers Ridolfi, dont j'avais particulièrement apprécié les vins en dégustations parisiennes. Par contre, sur les 8 domaines que j'ai contactés pour prendre rendez-vous, seuls Ridolfi et Podere le Ripi m'ont répondu — alors que les 16 domaines que j'ai contactés en Chianti Classico m'ont tous répondu, même pour s'excuser de ne pas pouvoir me recevoir.
Les quelques échanges que j'ai pu avoir sur place avec leurs voisins du Chianti Classico ont renforcé cette impression aristocratique de Montalcino. La rançon du succès : je peux maintenant classer les vignerons de Montalcino dans la même catégorie que les producteurs emblématiques de Grands Crus bourguignons. Leur réputation est suffisamment établie et leur production suffisamment limitée pour vendre leurs bouteilles à des tarifs luxueux sans avoir besoin d'entretenir leur réputation auprès des amateurs et professionnels.
Le plus important pour ma découverte de Montalcino in situ est que l'IA française Mistral m'ait conseillé d'aller voir Podere le Ripi après les échecs de mes contacts avec les domaines de Montalcino qui m'avaient séduits en dégustations parisiennes. Une expérience complète, au-delà de la rencontre d'un domaine : une ferme expérimentale avec une approche holistique de l'agro-écologie. De quoi élargir mon horizon de chercheur en agronomie, qui m'avait déjà donné l'occasion de me confronter à une expérience similaire au Portugal, lors de la visite de Vivid Farms : là aussi, un entrepreneur issu d'une famille d'industriels qui bascule vers une nouvelle vie et défriche une nouvelle voie pour l'agriculture.
On est très bien reçu à Podere le Ripi, même si cela peut être compliqué d'y arriver en voiture pour ceux qui ne sont pas habitués à rouler sur les chemins agricoles. Ma visite a duré un peu plus longtemps que prévu, ma curiosité alimentant des questions au-delà de l'aspect vini-viticole.
Pour écrire ce billet avec les réponses les plus précises à mes questions, j'ai donc fait a posteriori une recherche bibliographique sur internet à propos du domaine, en m'appuyant sur les podcasts des responsables du domaine que je n'ai pas pu rencontrer. La voici, résumée par l'IA Claude. Les sources sont en fin de billet.
Histoire : le coup de foudre d'un héritier du café pour une colline toscane
L'histoire de Podere Le Ripi commence bien avant la première vendange, par un véritable coup de foudre. C'est en 1984 que Francesco Illy — membre de la famille du célèbre empire du café, photographe naturaliste de formation — découvre Montalcino lors de séjours aux eaux thermales de Chianciano, prescrits dans son enfance par son pédiatre pour un « foie fragile ». Ce détail médical, raconté par Francesco lui-même dans le podcast Resistenza Naturale (avril 2021), est savoureux : c'est à cause d'une faiblesse du foie qu'un enfant de Trieste allait devenir producteur de l'un des plus grands vins de Toscane. Plusieurs sources en ligne confirment cette chronologie : Francesco tombe amoureux de Montalcino en 1984 en travaillant comme photographe de nature dans les paysages du Val d'Orcia et des collines de Sienne, et c'est de cet amour qu'est né le projet [UR Italian Wines, Cantina online]. Dans le podcast italien, Francesco situe son émoi « nell'87 » — la fourchette 1984-1987 correspond aux années de fréquentation de la région avant l'achat.
Après une décennie de recherches, il achète vers 1994–1997 une ferme à Castelnuovo dell'Abate, sur le versant sud-est de Montalcino dominant la rivière Orcia, à un berger sarde qui y élevait ses brebis. La propriété compte environ 53 hectares de terre sauvage, sans une seule vigne en production à l'exception d'un cep isolé planté près de la bâtisse principale — un lieu que Francesco décrit comme le rêve d'une vie, découvert aux côtés d'un berger et de ses moutons, un souvenir également rapporté par Gabriella Graci dans le podcast tchèque Víno fanatici (avril 2025). La fondation officielle du domaine est généralement datée de 1997 [Polaner Selections, Leon & Son].
Le projet initial — aménager une résidence secondaire et planter quelques hectares de vignes pour revendre la récolte aux producteurs locaux — n'était pas de faire du vin, comme le raconte Francesco avec autodérision : « J'ai dit : plantons de la vigne, nous sommes à Montalcino ; au lieu des brebis nous ferons du raisin… et nous vendrons le raisin, parce qu'à 50 ans je n'apprendrai pas à faire le vigneron. » Constatant la qualité des premières micro-vinifications réalisées avec l'aide des consultants Remigio Bordini et Maurizio Castelli, il décide de devenir vigneron et commercialise son premier millésime de Brunello di Montalcino en 2003 — « et c'est parti, on ne s'arrête plus ». Dans l'interview à Ciao Bella (juin 2019), il résume ce basculement par un proverbe suisse-allemand qu'il aime citer : Wie die Jungfrau zum Kind — devenir vigneron comme la vierge a eu son enfant, sans savoir comment.
Deux dates-charnières structurent ensuite l'histoire du domaine :
- 2011–2012 : l'arrivée de Sebastian Nasello (œnologue, arrivé en 2011 selon Marisa Finetti, en 2012 selon le témoignage direct de Francesco) et d'Alessandro Riccò (agronome), tous deux issus du monde de l'agriculture conventionnelle. Ils prennent progressivement les rênes de l'entreprise, les consultants externes disparaissent, et la conversion biodynamique du domaine est engagée (2010–2011 selon les sources en ligne Select Tasting, Cantina online).
- 2016 : l'extension dans le secteur ouest, avec l'achat d'une seconde propriété sur le versant ouest de Montalcino (zone de Camigliano), au milieu de la forêt — « il faut se perdre plusieurs fois avant de trouver les vignes », raconte Sophia Quercioli dans The Wine Makers (épisode 360, février 2025). Puis en 2018, l'acquisition du Marchesato degli Aleramici : réalisée en fin d'année, cette transaction a permis d'intégrer une propriété de 47 hectares d'un seul tenant, à Pian delle Vigne (Podere Galampio), comprenant 15 hectares de vignes dont 9 classés en Brunello di Montalcino. Le doublement des surfaces (32 hectares de vignes au total sur ces deux zones complémentaires) fait passer la production de 45 000 à environ 90 000 bouteilles/an et impose la création d'un poste d'export, confié à Gabriella Graci (arrivée en 2018).
Le domaine emploie aujourd'hui 25 à 30 personnes, presque toutes jeunes — de 23 à 38 ans, Gabriella se déclarant avec humour « la plus vieille » —, ce qui en fait, selon le podcast tchèque, l'une des équipes les plus jeunes de l'appellation.
Principes : la biodynamie comme culture, pas comme technique
Le vignoble « Bonsaï » : 6 pieds au m² dans les modules de 4 m × 4 m. Débroussaillage à la main, et ici en cet après-midi de mi-août après 3 mois sans pluie, les feuilles ont perdu leur turgescence mais sont encore vertes. Au fond on devine des calanchi de Toscane, formations géologiques nées de l'érosion de sols argileux par les eaux de pluie. C'est dans ce sol que s'enfoncent les racines des vignes de Bonsaï.
Le nom du domaine, « Ripi » (pluriel de ripa), vient en toponymie toscane du nom des versants raides d'argile nus, découpés par l'érosion (« calanchi »). Une formation que l'on longe en arrivant en voiture au domaine, intrigante quand on ne la connaît pas : je l'ai confondue avec des tas de boues séchées grises de station d'épuration.
D'abord conduit en agriculture biologique non certifiée, le vignoble de Podere le Ripi est converti à la biodynamie holistique sous certification Demeter au cours des années 2000. Mais ce qui distingue Le Ripi, et que seuls les podcasts permettent de restituer, c'est le récit fondateur de cette conversion : Francesco raconte que sa compagne d'alors, Stella di Campalto (elle-même vigneronne biodynamique à San Gimignano), lui a fait découvrir la biodynamie par l'intermédiaire de Stefano Bellotti, figure historique de la biodynamie italienne. Une visite en hiver, sous la neige, reste gravée : « Avec sa bêche, Bellotti est entré dans sa terre et nous a montré la merveille de son sol vivant. Puis il s'est déplacé de quatre mètres, dans le champ du voisin, et il m'a montré… de la plastiline. Ce jour-là, je me suis dit : c'est ça que je dois faire. »
Ce témoignage direct éclaire la version officielle : le domaine se définit comme « une cave biodynamique de Montalcino qui veut redevenir une ferme » [site officiel].
La justification de Francesco s'articule sur plusieurs niveaux, développés dans Ciao Bella et Resistenza Naturale :
- Prudence vis-à-vis de la chimie. « Toute molécule chimique suit la même courbe : on l'invente, on la dit merveilleuse, on l'utilise, puis on découvre qu'elle est nocive, et on l'interdit — cela peut prendre un demi-siècle, comme le DDT. Je ne veux pas faire vivre cette courbe d'expérience à mes clients. »
- Complexité du sol → complexité du vin. La biodynamie apporte en continu de la matière organique au sol, enrichit les mycorhizes, et cette complexité biologique et chimique « se traduit dans le fruit, puis dans le vin ». Le contrôle des maladies se fait par antagonisme (opposer un prédateur naturel à un ravageur) et non « par destruction » comme en conventionnel.
- Séquestration du carbone. L'apport continu de matière organique et l'absence de travail destructeur des sols favorisent le développement des champignons mycorhiziens. Ce réseau fongique améliore la nutrition minérale de la vigne tout en fixant le carbone atmosphérique dans le sol sous forme de matière organique stable — un argument que Francesco relie à ses projets personnels de reforestation (40 000 arbres déjà plantés en Égypte, 120 000 en cours à Madagascar, vendus en crédits carbone).
- Sécheresse et réorientation ampélographique. Les évolutions climatiques observées à Montalcino — hivers doux, étés caniculaires, précipitations concentrées sur de courtes périodes — ont conduit l'équipe agronomique dirigée par Alessandro Riccò à adapter les pratiques culturales : semis d'engrais verts (sovescio) en inter-rangs, mélangeant légumineuses (fixation de l'azote), crucifères (aération mécanique des argiles par les racines pivotantes) et graminées (apport de biomasse, protection contre l'érosion) ; conduite en Guyot double, sans rognage, plutôt du tressage ; et arrachage stratégique du Syrah. À sa création, le domaine comptait 9 hectares de Sangiovese, 2 hectares de Merlot et 2 hectares de Syrah. Installé sur des sols argileux lourds, le Syrah s'est révélé incapable de réagir aux blocages de maturation engendrés par les épisodes de sécheresse prolongée. L'équipe a pris la décision d'arracher l'ensemble des parcelles de Syrah pour les replanter en Sangiovese, dont la plasticité génétique et l'enracinement profond offrent une résistance supérieure aux contraintes hydriques.
Ce que les sources en ligne résument en une phrase — « la biodynamie associe agriculture biodynamique, vision architecturale et profond respect du lieu » [Polaner Selections] — les podcasts le déroulent en un véritable système de pensée, jusqu'au lien entre biodynamie et homéopathie (Francesco refuse le ciment dans la cave parce qu'un vin y séjourne jusqu'à huit ans et que le ciment « libère des choses »).
Le retour à la ferme complète est l'autre pilier, détaillé par Sebastian dans Ciao Bella : animaux (vaches Chianina, dont la fameuse Irina mobilisée pour la préparation de la bouse de corne 500, chèvres, brebis, poules, âne), jardin synergique conçu selon la spirale d'or (basée sur le nombre d'or φ) avec l'aide d'une jeune paysanne, oliviers, potager. Un rucher est géré par un apiculteur dédié (comptant 100 à 200 colonies d'abeilles). « Une entreprise dédiée à une seule plante, c'est une monoculture, ce n'est pas harmonieux » (Sebastian). Cette boucle du cycle biodynamique — produire sur place les préparats et les tisanes autrefois achetés — est présentée par Francesco comme l'aboutissement de vingt ans de travail.
L'innovation la plus célèbre du domaine mérite d'être racontée, car c'est dans les podcasts que l'on en comprend la genèse intellectuelle. En 2005, voyageant en Bourgogne (domaines de référence : Domaine de la Romanée-Conti, Domaine des Comtes Lafon, Domaine Comte Georges de Vogüé), Francesco rencontre un vigneron bourguignon qui lui explique qu'une vigne nécessite 30 à 40 ans pour produire un grand vin, en raison de la lenteur de la descente racinaire : « Avant que tes vignes n'aient 30-40 ans, tu ne feras jamais de bon vin. » De retour, il s'obstine à comprendre pourquoi — et aboutit à une intuition radicale sur le comportement des racines : la racine de la vigne est génétiquement programmée pour descendre, mais elle n'y descend vite que sous contrainte. En Bourgogne, plantée à 1 m × 1 m, elle vit à l'aise et descend lentement — d'où les 30-40 ans. Que se passe-t-il si on la plante si près de ses voisines que ce qu'elle cherche, elle doit aller le chercher en dessous, ou mourir ?
Le vignoble Bonsaï naît en 2005 : environ 1 hectare (2,4 acres selon Sophia Quercioli), planté à une densité théorique de 62 500 pieds/hectare, les ceps de Sangiovese étant espacés de seulement 40 centimètres — six fois la Bourgogne, plus de douze fois la moyenne de Montalcino (≈5 000). Pour permettre le passage des tâcherons et le transport manuel des caisses de récolte, le vignoble est organisé en modules carrés de 4 mètres par 4 mètres séparés par des allées de service de 2 mètres de largeur, ce qui ramène la densité moyenne réelle entre 25 000 et 35 000 pieds par hectare. Trois ans plus tard, Francesco ouvre une tranchée à trois mètres de profondeur avec un excavateur et trouve les racines à trois mètres. Le bilan de l'expérience : racines profondes en 3-4 ans au lieu de 30-40 ans ; à trois mètres, l'humidité est constante, donc pas de stress hydrique ; les racines traversent plusieurs couches géologiques, chacune apportant sa signature minérale — d'où une complexité aromatique et structurale accrue. La partie aérienne reste minuscule, d'où le nom « bonsaï » ; rendement microscopique, 800 à 1 000 bouteilles par an, vendues autour de 250 € — le vin le plus cher du domaine, « toujours vendu ».
La découverte finale de Francesco est historique : les photographies pré-phylloxéra montrent que toutes les vignes du monde étaient plantées très serrées ; c'est l'arrivée conjointe du phylloxéra et du tracteur qui a imposé l'espacement des rangs pour permettre la mécanisation. « Nous avons perdu une tradition millénaire », résume-t-il — le Bonsaï n'est donc pas une invention mais une restitution, un argument que l'on ne trouve dans aucune source internet sur le domaine.
Le podcast The Wine Makers confirme que la réputation du Bonsaï a traversé l'Atlantique : l'importateur Darkstar le présente comme « la parcelle la plus densément plantée du monde ». Autres confirmations techniques venues des podcasts : la Riserva provient d'une parcelle unique de 2 hectares plantée à 11 500 pieds/ha, et le reste du vignoble historique est à ≈6 600 pieds/ha (Víno fanatici).
L'expansion foncière du domaine permet à l'équipe œnologique de vinifier séparément deux expressions distinctes du Sangiovese, en tirant parti de la diversité géologique de la colline de Montalcino.
La cave du domaine est son manifeste architectural. Francesco en livre la clé de lecture dans Resistenza Naturale, à travers un concept auquel il consacre un chapitre de son livre Mi fido di te : « la richesse de l'absence d'abondance ». Quand on n'a pas d'argent, on a du temps — et le temps permet de réfléchir, de soigner, de mieux faire. « J'ai eu la chance de ne pas avoir l'argent pour la cave : le premier projet prévoyait un beau bloc de béton sur trois étages. » Sept ans de réflexion, puis un an de fouilles et quatre ans de construction.
Technique de construction romaine, sans béton. La structure de la Cantina Aurea exclut l'usage du béton armé et des pannes d'acier structurel. La suppression des armatures métalliques évite la formation d'une cage de Faraday, permettant au vin en élevage de rester exposé aux champs magnétiques naturels. La maçonnerie réunit 750 000 briques en terre cuite artisanale posées à la main par une équipe de 4 à 8 maçons — un chiffre confirmé à l'identique par Francesco (2021), Erica Firpo (2019) et l'équipe de The Wine Makers (2025) — assemblées à l'aide d'un mortier de chaux hydraulique naturelle. La transmission des charges s'effectue selon les techniques de la statique romaine, la géométrie des voûtes distribuant les forces vers le sol sans renforts métalliques.
Géométrie sacrée, nombre d'or et méridien solaire. L'ensemble des proportions spatiales de la cave a été calculé sur la base du nombre d'or (φ≈1,618) : le Panthéon central, une coupole autoportante en briques où repose la salle de dégustation et de rassemblement ; la double rampe hélicoïdale, où la cave s'enfonce jusqu'à 6,22 mètres sous le niveau du sol — le circuit du vin suit la gravité, deux rampes circulaires concentriques desservant successivement la zone de réception des vendanges (transfert par gravité), la cuverie de fermentation et la cave d'élevage sous bois (fûts de 2 000 à 4 000 litres, pas de barriques), puis les cuves béton pour l'assemblage et la « détente » avant mise en bouteille.
L'oculus et le calendrier solaire : une fente orientée au sud permet à un rayon de soleil de pénétrer dans le Panthéon à midi pile. Le 21 juin, la lumière frôle le centre du sol ; du 21 juin au 21 décembre, elle monte le long du mur ; aux équinoxes, elle marque le même point, « le 13 avril 2019, le 13 avril 2025, pour toujours ». Francesco cite comme inspiration la méridienne de la basilique Santa Maria degli Angeli à Rome — un rapprochement fait aussi sur place, dans Ciao Bella, par l'archéologue présent (Darius, mari d'Erica Firpo), qui note que le Panthéon lui-même se baigne de lumière chaque 21 avril, anniversaire de Rome.
Hygro-régulation passive et écosystème ambiant. Les murs de briques en terre cuite sans enduit synthétique permettent une respiration continue de la maçonnerie. La cave maintient une température et une hygrométrie stables sans climatisation mécanique, tout en abritant une flore microbienne indigène qui favorise l'enclenchement naturel des fermentations. Dans Ciao Bella, Francesco précise que la cave a été conçue avec son fils — une information unique au podcast, jamais publiée en ligne sous cette forme.
Ce qui ressort de la confrontation des six podcasts — et que le web ne dit qu'en passant [Polaner Selections] — c'est que Le Ripi se vit d'abord comme une expérience humaine. Les mots employés par chaque intervenant sont remarquablement convergents :
- Francesco (2021) : « Nous sommes une entreprise de 28 personnes — et ce sont 28 amis, dans une harmonie incroyable. C'est ça qui me plaît. »
- Sebastian Nasello, sur son propre parcours (Brunello, Entrepreneurship…) : arrivé à Montalcino vers 2006, trois ans dans une autre cave, puis la rencontre avec Francesco, qui « a fait ce que personne n'avait fait pour moi : m'exposer à des vins, à des réflexions qui n'existent pas à l'université » — son exemple est frappant : des années d'études du Sangiovese sans qu'on lui parle jamais de Soldera. Embauché à 24 ans à sa sortie de l'université de Pise, il est nommé directeur général (CEO) et œnologue en chef à 28 ans. Lauréat du 4ème prix Luigi Gambelli en 2016 (prix des vins « artisanaux et naturels »), il fait évoluer les vinifications vers une extraction plus douce et un usage exclusif de foudres neutres. Il défend une œnologie « de soustraction » : « connaître l'œnologie est important — pour ne pas s'en servir. »
- Sophia (2025) : l'équipe est passée de 2-3 personnes à 30, avec un vrai pôle hospitalité (7-8 personnes) ; on y « vit » plus qu'on n'y « travaille », et l'on s'y engage à l'année, pas seulement pour les vendanges.
- Gabriella (2025) : la moyenne d'âge va de 23 à 38 ans ; et comme le confirme Marisa Finetti, plusieurs anciens assistants-œnologues ont déjà lancé leurs propres projets — le domaine fonctionne comme une école.
Sebastian Nasello a structuré la gestion du personnel autour de principes horizontaux, s'inspirant des travaux d'Indra Nooyi (ex-PDG de PepsiCo) sur l'apprentissage continu (Lifelong Students : « rester étudiants toute sa vie »). La formation des jeunes y est une mission : il recrute des diplômés « pleins de dogmes », leur « casse les règles », et les voit s'enthousiasmer. Le domaine privilégie le recrutement en contrat à durée indéterminée de jeunes professionnels plutôt que le recours à des prestataires précaires, et l'équipe technique participe régulièrement à des dégustations à l'aveugle de vins internationaux (Bourgogne, Jura, Vallée du Rhône, Espagne) afin d'éviter le dogmatisme régional et d'affiner sa compréhension des profils d'extraction.
L'activité de l'équipe s'étend au-delà de la production viticole du domaine : Vineria Aperta, le bar à vin créé par Sebastian Nasello et ses associés au centre de Montalcino, réunit plus de 3 000 références de vignerons internationaux et organise dégustations, cours d'œnologie et événements associant vins d'auteurs et musique électronique. Le projet Bakkanali, domaine personnel fondé par Sebastian Nasello et Ugo Fabbri sur les pentes de l'ancien volcan Monte Amiata (600 à 800 m d'altitude), explore la viticulture d'altitude hors des limites des AOC traditionnelles, en vinifiant du Sangiovese en grappes entières ainsi qu'une sélection massale de cépages blancs. Enfin, le domaine est membre du réseau Triple A (Agriculteurs, Artisans, Artistes), charte gérée par la maison de distribution Velier et réunissant des producteurs engagés dans l'absence d'intrants chimiques et le respect des fermentations naturelles.
Les vins : lire Montalcino verre par verre
La gamme traduit une conviction originale : là où la plupart des domaines assemblent leurs parcelles, Le Ripi vinifie et embouteille séparément ses deux zones, si différentes qu'elles permettent de « lire la carte de Montalcino dans le verre » [Leon & Son] — Castelnuovo dell'Abate au sud-est, Camigliano à l'ouest [Polaner Selections].
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Sols bruns ; profil plus balsamique, notes d'eucalyptus. 3–3,5 ans en fûts puis 1–1,5 an en béton, 6 ans minimum au total. La première étiquette du domaine (millésime 2003) est devenue le logo : soleil (lumière, vie), loups (l'homme, le lieu sauvage) et sirènes (la femme) — « les loups sont un peu excités si vous regardez bien » (Gabriella).
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« L'amour et la magie » ; le mantra de Francesco : la curiosité mène à la culture, à la sensibilité, à l'enthousiasme, à l'amour, à la magie, à l'amour universel — la curiosité est un don universel.
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« Le ciel d'Ulysse » : hommage au cépage « voyageur » — le Syrah historique, aujourd'hui remplacé — qui « apporte sa culture et prend celle du lieu, comme Ulysse en Odyssée ». Étiquette à la navigation stellaire (Croix du Sud et Grande Ourse).
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« Rêves et folie » ; troisième volet de la « trilogie » de Francesco : les rêves viennent des profondeurs, ils nous semblent fous, mais c'est le courage d'y croire qui façonne nos vies.
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Vendange précoce, macération carbonique en grappes entières (≈10 jours, cuve close), élevage ≈12 mois en béton et acier ; profil gouleyant, « croccante » (croquant), fruité et tendu. Le nom évoque le retour du loup à Montalcino, évoqué par Francesco. Cuvée issue des IGT expérimentaux nés après le rachat du vignoble ouest (2016).
Le record du monde de densité ; 800 à 1 000 bouteilles/an ; racines à 3 m ; « tout le monde m'a pris pour un fou, maintenant tout le monde le veut » (Francesco).
« Amour et folie » — sois un peu fou, mon ami : l'amour est essentiellement fou, mais son résultat est toujours magique (Francesco, Ciao Bella).
Trebbiano + Malvasia, vendange issue du rachat de 2016 côté ouest ; 6 mois de macération en amphores ; « style doux », né de la recherche d'un profil croccante sur des cépages blancs neutres à Montalcino.
Premier rosé en 2022 (vendange débutée fin août, une première) ; une nuit de macération ; béton seul ; gamme jeune racontée comme un « Petit Chaperon rose ».
Sur le volet technique, les podcasts précisent ce que les fiches producteur résument : fermentations lentes en bois, malolactique toujours faite, vins se décantant naturellement parfois deux ans après récolte, SO₂ minimal avec l'ambition de s'en passer, aucun levurage [Rolling Wine, témoignages des œnologues en cave]. Un choix révélateur : le Syrah, arraché après 2019, car, explique Sophia, « il n'a pas su changer de comportement aussi vite que le climat changeait » — remplacé par le Sangiovese, « plus dynamique » ; il ne reste au domaine que Sangiovese, Trebbiano et Malvasia.
Originalité : ce que Le Ripi change pour la Toscane et pour Montalcino
Dans une appellation de 250 producteurs [Cantina online], dominée par des familles historiques et des structures importantes, Podere Le Ripi occupe une position singulière, que les podcasts permettent de comprendre de l'intérieur :
- Un outsider devenu insider. Francesco n'est ni vigneron de lignée ni œnologue de formation : photographe, héritier du café, il est venu au vin « comme la vierge à l'enfant ». Ses décisions — Bonsaï, cave romaine, mantras sur les étiquettes — ont d'abord été prises pour folles, à commencer par le Bonsaï, aujourd'hui le vin le plus cher du domaine. Dans une appellation très normée, Le Ripi a prouvé qu'une intuition non conformiste pouvait rejoindre l'élite : le Víno fanatici va jusqu'à classer le domaine « dans le top 10 » de Montalcino.
- Le vin biodynamique au pays du Brunello classique. Sebastian l'explique mieux que personne : Montalcino « est un endroit très traditionnel » ; y pratiquer la biodynamie certifiée Demeter, la vinification sans levures sélectionnées, les élevages longs en grands fûts et le jardin synergique ouvert aux visiteurs, c'est « quelque chose de nouveau » pour l'appellation — tout en s'appuyant sur son histoire profonde (les 15 % seulement de surface plantée en vigne, les forêts, l'élevage des grands-pères « qui suivaient la lune et travaillaient à la main » — Sebastian, Ciao Bella).
- Une lecture pédagogique du terroir. Refuser l'assemblage inter-zones et vinifier chaque terroir séparément (argiles du sud-est pour Amore & Magia, sols bruns pour Lupi e Sirene, forêt de l'ouest pour les blancs) est, selon l'importateur américain, une rareté à Montalcino : Le Ripi permet de « lire la carte de l'appellation verre par verre » [Leon & Son].
- Un modèle social atypique en Italie. Équipe jeune, non hiérarchique, logée sur place, formée en continu, avec des départs encouragés vers des projets personnels : « être ici, c'est être chez soi ; on se sent partie du projet, on se sent important » (Sebastian). Les sites d'importation le confirment : le domaine « ressemble à une école professionnelle où apprentissage et travail sont intimement liés » [Polaner Selections].
- Un laboratoire climatique. Face au réchauffement, Le Ripi aligne des réponses concrètes : arrachage du Syrah, altitude (320 m) et brise du mont Amiata (1 800 m, ancien volcan) qui rafraîchit les vignes de quelques degrés (Gabriella), sols vivants plus résistants à la sécheresse, racines profondes du Bonsaï soustraites au stress hydrique. Première vendange de l'histoire du domaine fin août 2022 (Sophia) : le domaine vit le changement climatique en temps réel, et en témoigne.
Perspectives
Les six podcasts convergent vers un avenir dessiné en trois mouvements :
- Consolider sans dénaturer. Le Bonsaï restera « un hectare, comme ça » (Gabriella) : pas question d'étendre la folie à tout le domaine — trop de temps, trop d'énergie. La croissance s'est faite par le rachat de 2016, non par l'intensification. La production (≈90 000 bouteilles) est jugée « moyenne » à Montalcino et n'a pas vocation à exploser.
- Réinventer la dégustation. Le discours de Sebastian dans Brunello, Entrepreneurship… est presque programmatique : « le vin ne peut plus être cette commodité posée sur la table sans signification » ; il faut le transformer en « expérience de croissance, de divertissement, d'interaction » — dégustations accessibles, événements, le wine bar Vineria Aperta à Montalcino comme vitrine, et l'art de faire franchir aux gens « le centimètre » qui les fait grandir sans les effrayer.
- Poursuivre l'expansion qualitative et internationale. Le réseau couvre déjà 45-48 marchés et une cinquantaine d'importateurs (Gabriella), avec une stratégie claire : ne travailler qu'avec des importateurs dont le portfolio « correspond à la philosophie » — vins naturels dans certains pays, caves artisanales classiques dans d'autres, mais toujours « petite production, haute qualité ». L'horizon affiché, à demi-sérieusement dans le podcast tchèque : rejoindre le club très fermé des 100/100 Parker de Montalcino.
À plus long terme, la transmission paraît engagée : Sebastian et Alessandro dirigent le produit depuis une décennie, Sophia et Gabriella incarnent la génération suivante, et les jeunes recrutés chaque année forment le vivier — tandis que Francesco, lui, regarde déjà au-delà du vin, vers ses millions d'arbres.
Sources de première main (podcasts)
- Resistenza Naturale (S01E14), Margot Gargano (Triple A) — Francesco Illy, Sebastian Nasello. Histoire de la création, rencontre avec Stefano Bellotti, concept de la haute densité Bonsaï, construction de la Cantina Aurea, adhésion au réseau Triple A.
- Ciao Bella Podcast, Erica Firpo, Darius — Francesco Illy, Sebastian Nasello. Architecture en briques sans béton, calendrier solaire du méridien, biodiversité du domaine, philosophie poétique des étiquettes.
- The Connected Table Sips, Melanie Young, David Ransom — Sebastian Nasello. Comparaison des terroirs est et ouest de Montalcino, résilience face au changement climatique, cuvée Cielo d'Ulisse.
- The Winemakers (épisode 360), Sam Couturi, Bart Hanson, Brian Casey, John Myers — Sofia Quercioli, Heather Gordon (Darkstar Imports). Élevage en foudres neutres et béton, cuvée orange Canna Torta, arrachage du Syrah, micro-projet de cuvée personnelle à Castelnuovo dell'Abate.
- Bevo Forte Podcast, Marco, Andrea — Sebastian Nasello. Management des équipes jeunes, vision critique des contraintes de l'AOC Brunello, bar à vin Vineria Aperta, projet volcanique Baccanali.
- Víno Fanatici (#14), équipe Víno Fanatici — Gabriele Graci. Distribution internationale, certifications biodynamiques Demeter, rachats fonciers (Camigliano, Marchesato degli Aleramici), spécificités du cru Lupi e Sirene Riserva.
Sources en ligne
- Polaner Selections — Le Ripi (importateur US) ; Leon & Son — Introducing Le Ripi (détaillant US) ; Marisa Finetti — Guardians of the Land ; Select Tasting ; Rolling Wine ; Cantina online ; UR Italian Wines ; Tuscan Dream ; Roger Bissell ; site officiel — Who we are.
Podere Le Ripi: A Coffee Heir's Total Farm in Brunello Country
The tasting room, set up for different visitor groups — with the VIP treatment of my own private table.
Going into this Tuscan study trip, my Vivino notes held just 66 wines from Montalcino, out of roughly 500 Tuscan entries logged overall. So when I asked various AI tools for recommendations, they steered me first toward Ridolfi, whose wines I already knew well from Paris tastings. But of the eight Montalcino estates I contacted for an appointment, only Ridolfi and Podere Le Ripi wrote back — compared with all sixteen Chianti Classico producers I'd reached out to, every single one of whom replied, even the ones turning me down.
The handful of conversations I did have on the ground only reinforced that aristocratic impression of Montalcino. It's the price of success: I can now file Montalcino's winemakers in the same mental drawer as Burgundy's grand cru names. Their reputation is established enough, and their output limited enough, that they can sell at luxury prices without needing to court amateurs or trade visitors.
What mattered most for actually getting to know Montalcino on the ground was that Mistral, the French AI, was the one that pointed me to Podere Le Ripi. It turned out to be far more than an estate visit: an experimental farm built on a genuinely holistic approach to agroecology. It broadened my own thinking as an agronomy researcher — not unlike an earlier encounter, in Portugal, with Vivid Farms: another industrial-family entrepreneur reinventing his life and cutting a new path for agriculture.
The welcome at Podere Le Ripi is warm, even if getting there by car can be tricky if you're not used to Tuscan farm tracks. My visit ran well over schedule, my curiosity dragging the conversation well past wine and viticulture.
To write this post, I did some after-the-fact reading around the estate, drawing on podcasts featuring team members I never got to meet in person. Here it is, as summarised by Claude.
History: A Coffee Heir's Love at First Sight for a Tuscan Hillside
Podere Le Ripi's story starts well before its first harvest, with something close to a genuine coup de foudre. In 1984, Francesco Illy — heir to the famous coffee dynasty, trained as a nature photographer — first discovered Montalcino during childhood trips to the thermal baths at Chianciano, prescribed by his paediatrician for a "delicate liver." It's a detail Francesco tells with evident relish in the Resistenza Naturale podcast (April 2021): a weak liver is, in a roundabout way, how a child from Trieste ended up making one of Tuscany's great wines. Several online sources confirm the timeline: Francesco fell for Montalcino in 1984 while working as a nature photographer across the Val d'Orcia and the hills around Siena, and that infatuation is where the project began [UR Italian Wines, Cantina online]. In the Italian-language podcast, Francesco himself places the moment "nell'87" — so the 1984–1987 window likely covers the years he kept returning to the area before actually buying land.
A decade of searching later, he bought a farm at Castelnuovo dell'Abate, on Montalcino's south-eastern slope above the Orcia river, sometime around 1994–1997, from a Sardinian shepherd who'd been grazing sheep there. The property covered roughly 53 hectares of wild land, without a single vine in production bar one lone plant near the farmhouse — a spot Francesco describes as the fulfilment of a lifelong dream, found alongside a shepherd and his flock, a memory also recounted by Gabriella Graci on the Czech podcast Víno fanatici (April 2025). The estate's official founding is generally dated to 1997 [Polaner Selections, Leon & Son].
The original plan — a second home, with a few hectares of vines to sell on to local producers — had nothing to do with actually making wine, as Francesco tells it with self-deprecating humour: "I said: let's plant vines, we're in Montalcino; instead of sheep we'll grow grapes… and we'll sell the grapes, because at 50 I'm not about to learn to be a winemaker." But the quality of the first micro-vinifications, made with consultants Remigio Bordini and Maurizio Castelli, changed his mind. He committed to winemaking and released his first Brunello di Montalcino vintage in 2003 — "and that was it, there was no stopping after that." In a 2019 Ciao Bella interview, he sums up the pivot with a Swiss-German proverb he's fond of: Wie die Jungfrau zum Kind — becoming a winemaker the way the Virgin had her child, without quite knowing how.
Two hinge moments then shape the estate's history:
- 2011–2012: the arrival of winemaker Sebastian Nasello (2011 according to Marisa Finetti, 2012 by Francesco's own account) and agronomist Alessandro Riccò, both coming from conventional farming backgrounds. They gradually took the operation's reins from Francesco, the outside consultants stepped away, and the estate's move into biodynamics got underway (2010–2011, per Select Tasting and Cantina online).
- 2016: expansion into the west, with the purchase of a second property on Montalcino's western slope (the Camigliano area), deep in forest — "you have to get lost a few times before you find the vines," as Sophia Quercioli puts it on The Wine Makers (episode 360, February 2025). Then, in 2018, the acquisition of Marchesato degli Aleramici: closed at year's end, the deal added a single 47-hectare block at Pian delle Vigne (Podere Galampio), including 15 hectares of vines, 9 of them classified for Brunello. The doubling of the vineyard footprint — 32 hectares total across the two complementary sites — pushed output from 45,000 to roughly 90,000 bottles a year and led to the creation of an export role, filled by Gabriella Graci, who joined in 2018.
The estate now employs 25 to 30 people, almost all of them young — ages 23 to 38, with Gabriella wryly calling herself "the oldest" — making it, per the Czech podcast, one of the youngest teams in the appellation.
Philosophy: Biodynamics as Culture, Not Technique
The "Bonsai" vineyard: six vines per square metre, in 4m × 4m modules. Weeded entirely by hand; on this mid-August afternoon, after three rainless months, the leaves have lost their turgor but are still green. In the background, Tuscan calanchi — badland formations carved by rainwater erosion of clay soils. This is the soil the Bonsai vines send their roots into.
The estate's name, "Ripi" (plural of ripa), comes from Tuscan place-name tradition, referring to the bare, steep clay slopes cut by erosion known as calanchi. You pass this formation on the drive in — slightly baffling if you don't recognise it; I mistook it for grey dried sludge from a water-treatment plant.
Initially farmed organically without certification, Le Ripi's vineyard converted to full biodynamics under Demeter certification during the 2000s. But what really sets Le Ripi apart — and what only the podcasts capture — is the founding story behind that conversion. Francesco recounts that his then-partner Stella di Campalto (herself a biodynamic winemaker in San Gimignano) introduced him to biodynamics through Stefano Bellotti, a historic figure in Italian biodynamic farming. One winter visit, in the snow, stayed with him: "Bellotti took his spade, dug into his own soil and showed us the wonder of living earth. Then he walked four metres over, into the neighbour's field, and showed us… modelling clay. That day I told myself: this is what I have to do."
That first-hand account gives real texture to the estate's official line — that it's "a biodynamic winery in Montalcino trying to become a farm again" [official site].
Francesco's reasoning runs on three levels, all developed across Ciao Bella and Resistenza Naturale:
- Wariness of chemistry. "Every chemical molecule follows the same curve: it gets invented, hailed as miraculous, put to use, and then, eventually, found harmful and banned — that can take half a century, like DDT. I don't want my customers living through that learning curve."
- Soil complexity, wine complexity. Biodynamics keeps feeding organic matter into the soil, builds up mycorrhizal networks, and that biological and chemical complexity "shows up in the fruit, and then in the wine." Disease control works through antagonism — pitting a natural predator against a pest — rather than "destruction," as in conventional farming.
- Carbon sequestration. Steady organic inputs and the absence of destructive soil work favour mycorrhizal fungi, a network that both improves the vine's mineral nutrition and locks atmospheric carbon into the soil as stable organic matter — a point Francesco ties to his own reforestation projects (40,000 trees already planted in Egypt, 120,000 under way in Madagascar, sold as carbon credits).
- Drought and a rethink of grape varieties. Montalcino's shifting climate — milder winters, scorching summers, rain concentrated into shorter bursts — has pushed the agronomic team under Alessandro Riccò to adapt: cover crops sown between rows, mixing legumes (nitrogen fixation), brassicas (mechanical clay aeration via taproots) and grasses (biomass, erosion control); double-Guyot training with no hedging, favouring hand-tying instead; and a strategic decision to pull out Syrah. At founding, the estate had 9 hectares of Sangiovese, 2 of Merlot and 2 of Syrah. Planted on heavy clay, Syrah simply couldn't cope with the ripening blocks brought on by prolonged drought. The team pulled every Syrah parcel and replanted with Sangiovese, whose genetic plasticity and deep rooting give it far better resilience under water stress.
Where the web sums this up in a single line — "biodynamics here combines biodynamic farming, architectural vision and deep respect for place" [Polaner Selections] — the podcasts unpack it into a full worldview, right down to the link Francesco draws between biodynamics and homeopathy (he refuses concrete in the cellar because wine sits there for up to eight years, and concrete "releases things").
The return to a whole farm is the other pillar, laid out by Sebastian in Ciao Bella: animals (Chianina cattle, including the famous Irina, enlisted to help prepare horn manure 500; goats, sheep, chickens, a donkey), a synergistic garden laid out on a golden spiral (based on the golden ratio φ) with help from a young farmer, olive trees, a vegetable patch. A dedicated beekeeper manages 100 to 200 hives. "A business built around a single plant is a monoculture — there's no harmony in that," says Sebastian. Closing the biodynamic loop — producing on-site the preparations and herbal teas the estate once bought in — is presented by Francesco as the culmination of twenty years of work.
The Riserva plot (unconfirmed), beside the educational garden, on the visitor circuit.
The estate's most famous innovation deserves the full story, because it's only in the podcasts that its intellectual origin really comes through. In 2005, travelling in Burgundy (benchmark estates: Domaine de la Romanée-Conti, Domaine des Comtes Lafon, Domaine Comte Georges de Vogüé), Francesco met a Burgundian winemaker who told him a vine needs 30 to 40 years to make a great wine, simply because roots descend so slowly: "Until your vines are 30 or 40 years old, you'll never make good wine." Back home, he couldn't let go of the question of why — and landed on a radical hunch about root behaviour: a vine's roots are genetically wired to go down, but they only do so quickly under pressure. In Burgundy, planted at 1m × 1m, a vine has room to breathe and descends slowly — hence the 30 to 40 years. What happens if you plant it so close to its neighbours that whatever it needs, it has to find below, or die trying?
The Bonsai vineyard was born in 2005: roughly 1 hectare (2.4 acres, per Sophia Quercioli), planted at a theoretical density of 62,500 vines per hectare, with Sangiovese vines just 40 centimetres apart — six times Burgundy's density, more than twelve times Montalcino's average of roughly 5,000. To let workers move through and carry harvest crates by hand, the vineyard is laid out in 4m × 4m square modules separated by 2m service lanes, which brings the real average density down to somewhere between 25,000 and 35,000 vines per hectare. Three years in, Francesco dug a trench three metres deep with an excavator and found roots already down at three metres. The takeaway: deep roots in 3–4 years instead of 30–40; at three metres, moisture is constant, so no water stress; and roots cross several geological layers, each leaving its own mineral signature — hence a noticeably more complex, more structured wine. The vine's above-ground growth stays tiny, which is where the name "Bonsai" comes from; yields are microscopic — 800 to 1,000 bottles a year, selling around €250, the estate's most expensive wine, and always sold out.
Francesco's final discovery is a genuinely historical one: pre-phylloxera photographs show vines everywhere in the world planted extremely close together; it was the joint arrival of phylloxera and the tractor that forced rows apart to allow mechanisation. "We lost a thousand-year-old tradition," he sums up — so Bonsai isn't an invention so much as a restoration, a framing that doesn't appear anywhere else online about the estate.
The The Wine Makers podcast confirms the Bonsai's reputation has crossed the Atlantic: importer Darkstar bills it as "the most densely planted parcel in the world." Other technical details confirmed only in the podcasts: the Riserva comes from a single 2-hectare plot planted at 11,500 vines/ha, and the rest of the historic vineyard sits around 6,600 vines/ha (Víno fanatici).
The estate's land expansion lets the winemaking team vinify two distinct expressions of Sangiovese separately, drawing on the geological diversity of the Montalcino hillside.
The estate's cellar is its architectural manifesto. Francesco lays out its guiding idea in Resistenza Naturale, one he devotes a whole chapter to in his book Mi fido di te: "the wealth of not having abundance." When you have no money, you have time — and time lets you think, refine, do better. "I was lucky not to have the money for the cellar: the first plan was a three-storey concrete block." Seven years of thinking, then a year of excavation and four years of building.
Roman construction, no concrete. The Cantina Aurea's structure rules out reinforced concrete and structural steel beams entirely. Removing metal reinforcement avoids creating a Faraday cage, so the wine ageing inside stays exposed to natural magnetic fields. The masonry brings together 750,000 hand-laid terracotta bricks, built by a team of four to eight masons — a figure confirmed identically by Francesco (2021), Erica Firpo (2019) and the The Wine Makers team (2025) — bound with natural hydraulic lime mortar. Load transfer follows Roman static-engineering principles, with vaulted geometry channelling forces to the ground without any metal reinforcement.
Sacred geometry, the golden ratio, and a solar meridian. Every spatial proportion in the cellar was calculated from the golden ratio (φ≈1.618): a central Pantheon, a self-supporting brick dome housing the tasting and gathering room; and a double helical ramp, where the cellar descends 6.22 metres below ground — the wine's path follows gravity, with two concentric circular ramps serving, in turn, the harvest-reception area (gravity-fed transfer), the fermentation hall, and the wood-ageing cellar (2,000–4,000-litre casks, no barriques), before concrete tanks take over for blending and "settling" ahead of bottling.
The double helical ramp: the cellar's famous descending spiral, running from grape reception down into the depths of the ageing hall.
The oculus and the solar calendar: a south-facing slit lets a beam of sunlight into the Pantheon at exact solar noon. On June 21st, the light grazes the centre of the floor; between June 21st and December 21st it climbs the wall; at the equinoxes it marks the same spot — "April 13th 2019, April 13th 2025, forever." Francesco cites as his inspiration the meridian line at Rome's Santa Maria degli Angeli basilica — a parallel also drawn on-site, in Ciao Bella, by the archaeologist present (Darius, Erica Firpo's husband), who notes that Rome's own Pantheon bathes in light every April 21st, the city's founding anniversary.
Passive humidity control and an ambient ecosystem. The terracotta brick walls, left without synthetic coating, let the masonry breathe continuously. The cellar holds a stable temperature and humidity with no mechanical cooling, while hosting a native microbial flora that helps fermentations start naturally. In Ciao Bella, Francesco mentions the cellar was designed together with his son — a detail unique to that podcast, never published online elsewhere in this form.
What emerges from cross-referencing all six podcasts — and something the estate's own web presence only touches on in passing [Polaner Selections] — is that Le Ripi sees itself, first and foremost, as a human experiment. The language each person uses is strikingly consistent:
- Francesco (2021): "We're a company of 28 people — and they're 28 friends, working in incredible harmony. That's what I love about it."
- Sebastian Nasello, on his own path (Brunello, Entrepreneurship…): he arrived in Montalcino around 2006, spent three years at another winery, then met Francesco, who "did what nobody else had done for me: exposed me to wines, to ways of thinking, that university never touches" — his own example is telling: years studying Sangiovese without anyone ever mentioning Soldera. Hired at 24, straight out of the University of Pisa, he was named CEO and head winemaker by 28. A winner of the Luigi Gambelli Prize (awarded for "artisanal and natural" wines), he's steered the winemaking toward gentler extraction and exclusive use of neutral large casks. He describes his approach as an oenology "of subtraction": "knowing the science matters — so you know when not to use it."
- Sophia (2025): the team has grown from 2-3 people to 30, with a genuine hospitality division (7-8 people); people here "live" more than they "work," committing for the year, not just the harvest.
- Gabriella (2025): the average age runs 23 to 38; and, as Marisa Finetti confirms, several former assistant winemakers have already launched their own projects — the estate effectively runs as a training ground.
Sebastian Nasello built the estate's people-management approach around flat, horizontal principles, drawing on former PepsiCo CEO Indra Nooyi's thinking on lifelong learning ("stay a student for life"). Training young talent is treated as a mission: he hires graduates "full of dogma," breaks their rules, and watches them light up. The estate favours permanent hires for young professionals over precarious seasonal contractors, and the technical team regularly runs blind tastings of international wines (Burgundy, Jura, the Rhône, Spain) to avoid regional tunnel vision and sharpen its read on extraction styles.
The team's work reaches beyond the vineyard. Vineria Aperta, the wine bar Sebastian Nasello co-founded in central Montalcino, stocks more than 3,000 references from international producers and runs tastings, wine courses, and events pairing artisan wines with electronic music. The Bakkanali project, a personal venture from Sebastian Nasello and Ugo Fabbri on the slopes of the extinct Monte Amiata volcano (600–800m elevation), explores high-altitude viticulture outside traditional DOC/DOCG boundaries, fermenting whole-cluster Sangiovese alongside a mass-selection of white varieties. The estate is also a member of the Triple A network (Farmers, Artisans, Artists), a charter run by the distributor Velier that groups producers committed to zero chemical inputs and natural fermentation.
The Wines: Reading Montalcino, Glass by Glass.
The range reflects an unusual conviction: where most estates blend across their plots, Le Ripi vinifies and bottles its two zones separately, different enough from each other that together they let you "read the map of Montalcino in the glass" [Leon & Son] — Castelnuovo dell'Abate to the south-east, Camigliano to the west [Polaner Selections].
Brown soils; more balsamic, with eucalyptus notes. Aged 3–3.5 years in cask, then 1–1.5 years in concrete, six years minimum overall. The estate's very first label (2003 vintage) became its logo: sun (light, life), wolves (man, wild place) and sirens (woman) — "look closely and the wolves are a little excited," Gabriella jokes.
"Love and magic"; Francesco's mantra runs: curiosity leads to culture, to sensitivity, to enthusiasm, to love, to magic, to universal love — curiosity, he says, is a gift everyone shares.
"Ulysses's sky": a tribute to the estate's "traveller" grape — the historic Syrah, since replaced — which "brings its own culture and takes on that of the place, like Ulysses in the Odyssey." The label depicts stellar navigation (the Southern Cross and the Great Bear).
"Dreams and madness"; the third chapter in Francesco's personal "trilogy": dreams rise from the depths, they can look mad from the outside, but it's the courage to believe in them that shapes a life.
Picked early, carbonic maceration on whole clusters (≈10 days, closed tank), aged ≈12 months in concrete and steel; juicy, "croccante" (crunchy), fruity and taut. The name nods to the wolf's return to Montalcino, a detail Francesco likes to mention. Part of the experimental IGT range born after the 2016 western-vineyard purchase.
The world's densest vineyard; 800–1,000 bottles a year; roots at 3m depth. "Everyone thought I was crazy," Francesco says, "now everyone wants it."
"Love and madness" — be a little mad, my friend: love is essentially madness, but its outcome is always magic (Francesco, Ciao Bella).
Trebbiano and Malvasia, from fruit on the western vineyard bought in 2016; six months' maceration in amphora; a "soft style," aimed at a croccante, crunchy profile on grapes usually considered neutral in Montalcino.
First vintage 2022 (an unusually early late-August harvest start); one night's maceration; concrete only; the estate frames its young range as a playful "Little Red Riding Hood."
On the technical side, the podcasts fill in what producer sheets only summarise: slow fermentations in wood, malolactic always completed, wines that sometimes naturally settle for up to two years post-harvest, minimal SO₂ with an outright ambition to do without it, and no inoculated yeast at all [Rolling Wine, winemaker testimony]. One telling decision: Syrah, pulled after 2019, because, as Sophia explains, "it couldn't adapt its behaviour as fast as the climate was changing" — replaced by Sangiovese, "more dynamic." The estate now grows only Sangiovese, Trebbiano and Malvasia.
What Makes Le Ripi Different, for Tuscany and for Montalcino
In an appellation with some 250 producers [Cantina online], dominated by old families and large operations, Podere Le Ripi occupies genuinely unusual ground — and the podcasts help explain why from the inside:
- An outsider who became an insider. Francesco is neither a hereditary winemaker nor a trained oenologist: a photographer and coffee heir, he came to wine "like the Virgin had her child." His calls — Bonsai, the Roman cellar, the mantras printed on labels — were all written off as folly at first, Bonsai most of all, and it's now the estate's most expensive wine. In a heavily codified appellation, Le Ripi has proven an unconventional hunch can still earn a place at the top table: Víno fanatici goes so far as to rank the estate in Montalcino's "top 10."
- Biodynamic wine in classic Brunello country. Sebastian puts it best: Montalcino "is a very traditional place." Practising certified Demeter biodynamics, fermenting without selected yeast, long ageing in large casks, and opening a synergistic garden to visitors is, for the appellation, genuinely "something new" — even as it leans on deep local history (only 15% of the land under vine, extensive forest, grandfathers who "followed the moon and worked by hand," as Sebastian puts it on Ciao Bella).
- A pedagogical reading of terroir. Refusing to blend across zones, and vinifying each terroir separately — south-eastern clay for Amore & Magia, brown soils for Lupi e Sirene, western forest for the whites — is, per the estate's US importer, a rarity in Montalcino: Le Ripi lets you "read the appellation's map glass by glass" [Leon & Son].
- An unusual social model for Italy. A young, non-hierarchical team, housed on-site, trained continuously, with departures to personal projects actively encouraged: "being here means being home; you feel part of the project, you feel like you matter," says Sebastian. Importers back this up: the estate "feels like a trade school where learning and working are genuinely inseparable" [Polaner Selections].
- A live climate laboratory. Facing warming, Le Ripi has stacked up concrete responses: pulling Syrah, its 320m elevation and the cooling breeze off Monte Amiata (1,800m, an extinct volcano, per Gabriella), living soils more resilient to drought, and the Bonsai's deep roots sitting outside water-stress range. The estate's earliest-ever harvest, in late August 2022 (per Sophia): Le Ripi is living climate change in real time, and it shows.
What's Next
All six podcasts point toward the same three-part future:
- Consolidate without diluting the idea. Bonsai will stay "one hectare, just as it is" (Gabriella) — there's no plan to extend the madness across the whole estate; it's too time- and energy-intensive. Growth has come from the 2016 purchase, not from intensifying existing plots. Output (≈90,000 bottles) is considered "middling" for Montalcino, with no ambition to scale it up dramatically.
- Reinvent the tasting experience. Sebastian's language on Brunello, Entrepreneurship… is close to a manifesto: "wine can't just be a commodity sitting on the table, stripped of meaning" — it needs to become "an experience of growth, entertainment, interaction." That means accessible tastings, events, the Vineria Aperta wine bar in Montalcino as a shop window, and the art of moving people "that one inch" that helps them grow without scaring them off.
- Keep expanding, on quality and internationally. The network already spans 45–48 markets and around fifty importers (Gabriella), built on a clear rule: work only with importers whose portfolio "matches the philosophy" — natural wine specialists in some markets, classic artisan-cellar importers in others, but always "small production, high quality." The stated, half-joking ambition, from the Czech podcast: join Montalcino's very small club of Parker 100-point wines.
Longer term, succession already looks underway: Sebastian and Alessandro have run the winemaking side for a decade, Sophia and Gabriella represent the next generation, and each year's new hires keep the talent pipeline full — while Francesco himself is already looking past wine, toward his millions of trees.
First-hand sources (podcasts)
- Resistenza Naturale (S01E14), Margot Gargano (Triple A) — Francesco Illy, Sebastian Nasello. Founding history, the meeting with Stefano Bellotti, the Bonsai high-density concept, building the Cantina Aurea, joining the Triple A network.
- Ciao Bella Podcast, Erica Firpo, Darius — Francesco Illy, Sebastian Nasello. Concrete-free brick architecture, the solar meridian calendar, estate biodiversity, the poetic philosophy behind the labels.
- The Connected Table Sips, Melanie Young, David Ransom — Sebastian Nasello. East vs. west Montalcino terroir comparison, climate resilience, the Cielo d'Ulisse bottling.
- The Winemakers (episode 360), Sam Couturi, Bart Hanson, Brian Casey, John Myers — Sofia Quercioli, Heather Gordon (Darkstar Imports). Neutral-cask and concrete ageing, the Canna Torta orange wine, the Syrah pull-out, a personal micro-cuvée project at Castelnuovo dell'Abate.
- Bevo Forte Podcast, Marco, Andrea — Sebastian Nasello. Managing a young team, a critical take on Brunello DOC(G) constraints, the Vineria Aperta wine bar, the Baccanali volcanic-soil project.
- Víno Fanatici (#14), the Víno Fanatici team — Gabriele Graci. International distribution, Demeter biodynamic certification, land acquisitions (Camigliano, Marchesato degli Aleramici), specifics of the Lupi e Sirene Riserva cru.
Web sources
- Polaner Selections — Le Ripi (US importer); Leon & Son — Introducing Le Ripi (US retailer); Marisa Finetti — Guardians of the Land; Select Tasting; Rolling Wine; Cantina online; UR Italian Wines; Tuscan Dream; Roger Bissell; official estate site — Who we are.
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