Ridolfi, Brunello di Montalcino : la renaissance d'un grand nom du Sangiovese
Toscane 2026 · Montalcino · Brunello DOCG
Ridolfi, Brunello di Montalcino : la renaissance d'un grand nom du Sangiovese
Ridolfi est le domaine de Montalcino dont j'ai le plus dégusté les vins ces dernières années. Depuis 2022, je les retrouve avec régularité au stand italien du Grand Tasting organisé par Bettane+Desseauve, où j'ai pu apprécier, millésime après millésime, leur constance remarquable : Rosa di Mercatale 2022 et 2023, Rosso 2022 et 2023, Brunello 2017 à 2020, ou encore les Riserva Mercatale 2016, 2017 et 2019.
Ce qu'en dit l'IA
Pas étonnant que mon IA favorite Claude m'ait sélectionné ce domaine à aller visiter en priorité lors de mon voyage d'études en Toscane :
Ridolfi, Mercatale (nord de Montalcino) · Brunello di Montalcino DOCG
C'est votre producteur toscan le plus dégusté toutes catégories confondues (12 vins). Vous l'avez décrit en 2022 comme « un de mes italiens préférés goûtés cette année au Grand Tasting » : « nez fruité, tannins lustrés, finale cigare. » La constance du domaine sur les millésimes 2016, 2017, 2018, 2020 est remarquable. La Riserva Mercatale atteint régulièrement 4,0–4,2. Avec 12 visites en salon, une rencontre dans les vignes de Mercatale serait le couronnement.
🍷 Votre meilleure note : Brunello di Montalcino 2017 — 4,2 · « Découverte heureuse, l'un de mes italiens préférés »
Portrait du domaine construit à partir de podcasts et d'entretiens de première main, complété par des sources web.
J'ai visité le domaine Ridolfi à la mi-août, à Montalcino, sans pouvoir rencontrer le vigneron Gianni Maccari, ni le directeur commercial Arber Shabani. La période un peu creuse avant les vendanges correspondant aussi à ma propre période de congés, nos agendas n'étaient pas compatibles.
Manuele était sur le pont et je le remercie de son hospitalité pour m'avoir fait découvrir le domaine et comprendre la philosophie qui sont derrière les vins que j'avais appréciés à Paris et m'avoir fait vivre l'expérience de la dégustation des botti avant leurs assemblage.
Pour combler ce manque, j'ai rassemblé des témoignages de première main (podcasts, interviews, articles signés) et croisé leurs propos avec des sources web (sites officiels, Consorzio, Gambero Rosso, critiques). Voir les sources en fin de billet.
L'objectif : une description complète du domaine, de son passé à ses perspectives, avec une part approfondie sur la viticulture et la vinification, pour appuyer mes commentaires de dégustation.
Le domaine porte le nom des Ridolfi, famille noble florentine dont les armes ornent encore les étiquettes. La propriété, située à Mercatale (un lieu-dit qui donne aussi son nom à un cru emblématique), fut jadis un carrefour historique : au Ve et VIe siècle, ce secteur abritait un grand marché annuel sur le tracé de la Via Francigena, l'antique voie médiévale reliant Canterbury à Rome. Une branche de cette ancienne famille Ridolfi aurait ensuite donné naissance à la branche siennoise, implantée dans différents domaines toscans.
L'exploitation viticole contemporaine a été constituée par des propriétaires d'origine noble au cours des années 1980. Selon les propos de Maccari (podcast 2020, article Foglia 2024), l'ancienne exploitation Ridolfi, dans les années 1990 et 2000, n'avait pas vocation à produire un grand vin mis en bouteille. Les vignes ont été (re)plantées significativement autour de 2000-2001 (les plus anciennes vignes actuelles datent de 2001, selon Ethica Wines). Le domaine a étendu ses surfaces grâce aux autorisations de plantation accordées par le Consorzio del Vino Brunello di Montalcino, atteignant 9,5 hectares classés en Brunello sur un total de 12 hectares de vignes. Le domaine orientait sa production vers le rendement pour vendre des vins en vrac, en appliquant une viticulture conventionnelle reposant sur des désherbants et des pesticides de synthèse. Cette orientation a conduit l'exploitation à un état de quasi-abandon technique et commercial à la fin des années 2000.
En 2011, l'entreprise est rachetée par Giuseppe Valter Peretti, industriel de la région de Vicenza (Vénétie), à la tête d'un important groupe de tannage du cuir dans la Valle del Chiampo (Gambero Rosso, 2019). Passionné de longue date par Montalcino — où il a une maison depuis 1992 —, il cherche une exploitation « de la bonne taille, ni trop grande ni trop petite », mais « dépourvue d'installations adéquates ». Il entreprend aussitôt de construire une cave entièrement neuve et d'agrandir le vignoble. Il possède par ailleurs la Tenuta Rocchetto, à Larciano (près de Pistoia), dédiée au Chianti et à l'olivier.
La rencontre de Peretti et Maccari, en 2012, est une histoire de hasard… ou peut-être pas. Un ami commun, conscient du potentiel de leur collaboration, les aurait invités à dîner. Toujours est-il que, après deux ans d'insistance de Peretti, en 2014, Gianni Maccari rejoint le projet. Peretti lui confie alors la direction technique, avec une mission claire : redonner ses lettres de noblesse à ce domaine en déclin. Leur relation, dit Peretti, repose sur des « principes partagés à 100 % » : Maccari « sait comment mettre en œuvre » les choix qu'ils décident ensemble.
Arrivé en 2014 comme directeur technique et œnologue, Maccari hérite d'un vignoble conduit avec pesticides et désherbants et de clones « productifs, non qualitatifs » (Foglia, 2024). Le chantier est double :
Au vignoble : les sols ont fait l'objet d'un programme de réhabilitation et d'amendements (sulfates de calcium), parallèlement à l'abandon progressif des herbicides et pesticides. Les vignes ont été renouvelées en sélectionnant les meilleurs clones possibles — Maccari déclare avoir « fait l'une des meilleures vignes de Montalcino ».
L'effet sur la « biologie microbienne » du gypse est indirect (meilleure structure → meilleure aération → conditions plus favorables aux microorganismes aérobies), pas un effet stimulant direct comme le laisse entendre le texte de Foglia.
Un sol argilo-calcaire de Montalcino est par définition déjà riche en Ca²⁺ (carbonates) et généralement bien structuré/floculé de ce fait. Un apport de gypse y a donc un intérêt agronomique moins évident que sur un sol sodique ou acide (c'est l'usage classique et le mieux documenté du gypse : la réhabilitation des sols sodiques ou sodisés, comme par exemple sur les sols viticoles irrigués en climat semi-aride de Riverland/Australie du Sud ou de Central Valley/Californie, où le Na⁺ dispersant est remplacé par du Ca²⁺ floculant, puis lessivé sous forme de Na₂SO₄).
Le soufre comme nutriment : le sulfate (SO₄²⁻) est directement assimilable par la plante et le microbiote du sol ; c'est un apport nutritif classique en contexte de carence en soufre, indépendamment de tout effet « structural ».
À la cave : bâtir une installation moderne du chai de vinification et d'élevage, dotée de grandes botti (foudres) de France, d'Autriche et d'Italie (Ethica Wines).
L'évolution des surfaces traduit cette montée en puissance : on passe de ≈12 ha de vigne en 2014 à 21 ha en production vers 2024, avec un objectif affiché de 25 ha, le tout en agriculture biologique (Foglia, 2024).
Gianni Maccari est la pièce maîtresse du projet. Plusieurs sources dressent un portrait cohérent :
L'identité œnologique du domaine Ridolfi s'inscrit directement dans la lignée de l'école classique toscane incarnée par Giulio Gambelli (1926–2012), dit « Il Bicchierino », le légendaire « assembleur » de Sangiovese. Formé à ses débuts par Tancredi Biondi Santi au domaine de Poggibonsi, Gambelli est devenu le consultant emblématique d'exploitations majeures telles que Montevertine (créateur de La Pergola Torte, 100 % Sangiovese), Case Basse de Gianfranco Soldera, Fattoria Rodano ou Bibbiano (j'y étais la veille !). Gianni Maccari a travaillé durant 17 années au domaine Poggio di Sotto (podcast 2020), dont sept aux côtés de Gambelli, assimilant une philosophie fondée sur le respect de la typicité du Sangiovese, le refus des artifices technologiques et la prééminence absolue de la dégustation sur l'analyse chimico-analytique de laboratoire (Do Bianchi, Ethica Wines).
Longue expérience à Poggio di Sotto, l'un des domaines les plus réputés du Brunello, où il a été « l'un des artisans du succès » (Foglia 2024, Gambero Rosso 2019).
Discrète signature sur des vins cultes des années 1990 : le blogueur Jeremy Parzen (Do Bianchi), sans nommer le domaine, rapporte que Maccari a été responsable de la vinification quotidienne d'un Brunello très convoité à New York au début des années 2000, dont un 1994 reclassé en Rosso et un 2001 devenu l'un des plus collectionnés de l'appellation (Do Bianchi, 2021), jusqu'au Brunello Kirkland (Costco) 2020.
La famille Maccari est très impliquée dans la promotion de l'agriculture de Montalcino. La fille et l'épouse de Gianni Maccari (Viola Maccari et Donatella Cortonesi) dirigent une structure privée distincte nommée Pura Crocus / Azienda Maccari, située au lieu-dit Primo Ponte vers Torrenieri. Cette entreprise familiale est spécialisée dans la culture artisanale du safran de Montalcino et produit également des vins sur des parcelles situées à Montepulciano.
L'identité de style de la maison Ridolfi se résume ainsi : tradition classique de Montalcino, Sangiovese pur, fraîcheur, tension, finesse de tanin.
Dans le podcast de 2026, Shabani décrit le style Ridolfi comme proche des Brunello de la fin des années 1980 et du début des années 1990 : vins lumineux, parfumés, élégants, équilibrés et très buvables.
Gianni revendique de produire un vin « elegante, profumato » où « il naso del bicchiere » est extrêmement important.
Le positionnement géographique est l'un des points les mieux documentés et les plus stables entre sources : versant nord-est de la colline de Montalcino, à ≈300 m d'altitude, à proximité de la Strada del Brunello (Consorzio, site officiel, Gambero Rosso). C'est la zone la plus fraîche de l'appellation (Gambero Rosso, Arber Shabani). Ce « décalage vers le frais » explique des maturations plus longues et des vins « classiques, élégants, à la couleur rubis typique du Sangiovese » — un atout clé en millésimes chauds (2017 notamment) (Ethica Wines, Do Bianchi). Sols à texture moyenne, riches en argile, fossiles marins et, dans la partie haute, Alberese (grès altéré) / calcaire (site officiel, Ethica Wines, Consorzio).
La Via Francigena passerait à proximité de la propriété selon Arber Shabani — élément d'identité forte du lieu « Mercatale » (le nom viendrait de mercato, le marché).
Dans le contexte actuel de changement climatique caractérisé par des étés caniculaires, cette localisation géographique constitue un atout stratégique majeur. La fraîcheur thermique préserve l'acidité tartrique naturelle des raisins et empêche la surmaturation des sucres. Les vins qui en découlent se distinguent par une robe rubis lumineuse (et non tuilée ou extractive), une expression aromatique axée sur les fruits rouges frais (griotte, fraise des bois), des notes florales de violette et des nuances balsamiques, une acidité tendue évitant toute lourdeur alcooleuse, une finesse tannique. C'est le contraire d'un Brunello « solaire » du sud de l'appellation.
Un seul cépage, et rien d'autre. 100 % Sangiovese (Sangiovese Grosso) pour toute la gamme rouge. Maccari est catégorique : « sur le cépage, aucun doute : Sangiovese, et rien d'autre » (Foglia, 2024).
Conduite du vignoble et systèmes de taille. Taille en cordon de Royat (cordone speronato) pour les vieilles vignes (plus de 15 ans), taillée à deux yeux (gemmes) avec quatre coursons (cornetti) (Consorzio). Guyot simple pour les vignes plantées après 2013 (Consorzio, site officiel). Densité de l'ordre de 4 800 pieds/ha (fiche Rosé, site officiel).
/image%2F1371669%2F20260913%2Fob_45cdaf_taille-cordone-spreondo.png)
/image%2F1371669%2F20260913%2Fob_aac4cd_taille-guyot.png)
Gestion biologique et protection. Conduite biologique, certifiée bio à partir de 2023 (Arber Shabani). Maccari précise que le vignoble était déjà conduit « en bio » dès avant 2020, mais sans certification (podcast 2020) — la certification officielle intervient donc en 2023. Cuivre et soufre seuls pour les traitements (Gambero Rosso 2019, Maccari). Confusion sexuelle contre les tordeuses (vine moth). Enfouissement et engrais verts (sowing and green manure), humus organique ; on ne pratique plus la fumure au fumier (Foglia 2024, Gambero Rosso). Énergie photovoltaïque sur site et démarche plastic-free dans les locaux (site officiel).
Éclaircissage et maîtrise des rendements. Trois diradamenti (éclaircissage et vendange en vert) par saison (Consorzio, Arber Shabani) afin d'éliminer les grappes en surnombre ou hétérogènes : à la nouaison (allegagione), à la véraison (invaiatura), puis en fin de maturation. Ce tri drastique limite la charge à 1,2–1,3 kg par pied. Les grappes éliminées lors du dernier éclaircissage sont vinifiées en Rosa di Mercatale, un rosé effervescent méthode Charmat (Consorzio). Par conséquent, les rendements moyens du domaine sont contenus entre 35 et 40 quintaux par hectare, soit la moitié du plafond légal de 70 qx/ha autorisé par l'appellation (Foglia 2024).
A posteriori de mon voyage, je constate qu'un simple sondage de quelques vignerons travaillant le Sangiovese en Toscane met en évidence des pratiques parfois bien différentes, même au sein du même cahier des charges de l'agriculture biologique. Cette démarche de tri des grappes de Gianni Maccari pourrait être opposée à la pratique de Michael Schmelzer, qui garde tout ce que le pied produit pour la cuvée Retromarcia de Monte Bernardi.
Sélection clonale : refaire le vignoble. À l'arrivée de Maccari, les clones étaient « productifs, pas qualitatifs ». Il a surgreffé et replanté des sélections massales et clonales à petites baies, offrant un rapport pellicule/jus optimal pour la concentration des anthocyanes et des tanins, en sélectionnant des clones « à grand vieillissement » (cloni da grande invecchiamento) (Consorzio, Maccari). C'est un point central pour comprendre la qualité actuelle : la renaissance passe d'abord par la recomposition du vignoble, pas par des artifices de cave.
Des vendanges tardives, par parcelle. Récolte à la main en caisses de 8 à 20 kg. Démarrage la dernière semaine de septembre ou début octobre, plus tardif que la moyenne de l'appellation, justement parce que le nord-est mûrit plus lentement (Arber Shabani, Maccari 2020). Toutes les parcelles sont vendangées, vinifiées et élevées séparément (Arber Shabani) — base du travail d'assemblage final.
La force de Ridolfi est de faire voyager le vin sur deux voies stylistiques : l'une classique-traditionnelle (grands foudres), l'autre « bourguignonne » (barriques). La répartition se décide à la dégustation, après élevage, en équipe.
Principe commun. Fermentations en levures indigènes (site officiel, Wine Spectator). Les fiches techniques indiquent des températures autour de 26 à 28 °C, des remontages réguliers, parfois des délestages. Cuvaisons très longues privilégiées, avec macération pelliculaire prolongée s'étalant sur 30 à 40 jours en cuves inox et béton (jusqu'à 50 jours pour la Riserva Mercatale). Cette extraction lente permet de fondre la trame tannique naturelle du Sangiovese tout en préservant sa pureté aromatique (site officiel).
Une règle d'or, héritée de Gambelli : le bois n'intervient qu'après la fin de la fermentation malolactique et la clarification naturelle. Les vins passent donc l'hiver en cuve (inox ou béton) avant d'être transférés en fûts au printemps. La fermentation malolactique s'y accomplit naturellement, sans réchauffement artificiel. L'entonnage dans les fûts de chêne n'intervient qu'au printemps, soit environ six mois après les vendanges.
Fidélité au millésime : pas de « forçage », on suit l'année « sans contraintes » (Maccari). En millésime chaud (2017), plus de peau et de structure ; en millésime frais (2018, 2024), des vins plus légers, plus lumineux, plus précoces (Arber Shabani).
L'élevage de la gamme traditionnelle (Rosso, Brunello, Riserva) est réalisé dans de grands fûts de chêne de Slavonie et de chêne français, d'une capacité de 32 à 35 hectolitres. Gianni Maccari proscrit l'usage de la barrique neuve pour ces cuvées, estimant qu'elle dénature la fraîcheur du Sangiovese par des apports boisés et vanillés exogènes. Le domaine sélectionne des fûts soumis à des séchages longs des merrains et à des chauffes très légères, afin d'assurer une micro-oxygénation neutre. Maccari insiste sur le suivi individuel des fûts. De ce que j'ai pu voir dans le chai de botti et de ce que m'a expliqué Manuele, Ridolfi a maintenant établi son style autour de trois tonneliers.
Pas de hiérarchie à la vigne : toutes les parcelles sont cultivées avec le même soin, comme si elles étaient destinées au Brunello. La distinction se fait à la cave, après élevage : les lots les plus frais et accessibles deviennent Rosso, les autres poursuivent leur route vers le Brunello.
1. Rosso di Montalcino. Sélection à la cave : après élevage, Gianni convoque le plus de personnes motivées parmi les 8 membres de Ridolfi pour goûter tout à l'aveugle ; les lots « les plus frais, les plus directs, les plus prêts » sont embouteillés en Rosso (Gambero Rosso 2019, Arber Shabani). C'est donc un vin de sélection, pas un « sous-produit », avec un niveau d'excellence remarquable, lui permettant d'agir comme l'ambassadeur qualitatif du domaine auprès des consommateurs qui veulent un Montalcino.
Pour Gianni, « il Rosso è il vino più importante per me di cantina. ».
Élevage ≈8 mois en foudres de taille moyenne (Gambero Rosso). Mis sur le marché la 2e année après récolte. ≈20 000 bouteilles (Foglia 2024).
2. Brunello di Montalcino (annata). Vinification traditionnelle : cuves inox (jusqu'en 2014 ?, béton maintenant), longue macération sur peaux, puis 36 mois en grandes botti de chêne (Slavonie/France), 25 à 35 hectolitres (Gambero Rosso 2019, Arber Shabani).
L'appellation impose 24 mois de fût ; Ridolfi en fait 36.
Embouteillage avec 18 à 24 mois de bouteille avant commercialisation (contre 4 mois minimum imposés par l'appellation) (Arber Shabani).
Mis sur le marché la 5e année après récolte. ≈80 000 bouteilles (Foglia 2024). Dans la présentation de 2025, le Brunello est décrit comme un assemblage d'environ 24 fûts.
3. Brunello di Montalcino Riserva « Mercatale ». Cru parcellaire unique, le vignoble Mercatale : vendangé, fermenté et élevé séparément (Arber Shabani, site officiel). Produit uniquement dans les grands millésimes ; millésimes récents : 2012, 2013, 2015, 2016, 2017, 2019 (site officiel).
Élevage de 55 mois dans une unique grande botte de 33 hl, puis au moins 12 mois de bouteille (site officiel), jusqu'à 2 ans selon Arber Shabani.
Mis sur le marché la 6e année après récolte. ≈5 000 bouteilles, « environ un foudre » par grand millésime (Foglia 2024, Arber Shabani).
Note technique détaillée pour le millésime 2019 (site officiel) : macération à froid une nuit à 5 °C ; fermentation alcoolique 14 jours avec remontages 4 fois par jour pendant 10 jours ; 50 jours de macération ; 14,5 % vol. ; nez de fruits noirs, griotte, violette, épices douces, finale balsamique ; tanins salins, longue persistance.
4. Donna Rebecca — le Brunello « regard bourguignon ». C'est le vin le plus original de la maison : Maccari explique que cette cuvée est née de l'intérêt commun de Peretti et de lui-même pour les vins élégants de Bourgogne. Le Sangiovese y est donc traité « presque comme un Pinot Noir », avec une recherche de parfum, de finesse et de buvabilité (Maccari 2020) — une expérimentation sur le comportement du Sangiovese dans un dispositif de fermentation et d'élevage inhabituel à Montalcino. Fermentation intégrale en barriques de chêne français neuves, non toastées (toastage léger, « tostatura rosa »), pour préserver la pureté aromatique (Maccari 2020, Gambero Rosso 2019).
Élevage de 28 à 30 mois en barriques (Gambero Rosso 2019 : 28 mois ; Maccari 2020 : « environ 30 mois »).
Premièr millésime : 2014 (sortie 2015). Le nom : Donna Rebecca est la première nièce de la famille Peretti, première fille de la nouvelle génération — jusque-là, la famille n'aurait eu que des garçons (Arber Shabani) — d'où le nom du « vin le plus puissant et fascinant » de la maison. Récompenses : The Wine Hunter Award, « 100 meilleurs vins d'Italie » (Maccari 2020).
5. Rosa di Mercatale — rosé effervescent (hors Brunello). Méthode Charmat, 100 % Sangiovese, issu du second éclaircissage du vignoble ; ≈12–12,5 % vol. (site officiel).
Vu par Peretti comme l'« achèvement de la gamme », un « driver » secondaire, pas un cœur de métier (Gambero Rosso 2020).
Pour y voir plus clair, voici un récapitulatif des cuvées et de leur élevage :
Certification bio (2023). Le vignoble était conduit en bio de fait dès 2020 (Maccari), mais la conversion officielle a été lancée en mars 2020 et la certification pleinement acquise en 2023 (Maccari 2020, Arber Shabani). C'est « un signal donné aux clients » sur le travail naturel.
E-commerce. Pendant le Covid (ventes HORECA effondrées de 90 % au printemps 2020), Ridolfi a ouvert la vente en ligne pour livrer les particuliers (Maccari 2020).
Reprise des surfaces et qualité. De 12 ha de vigne en 2014 à ≈21 ha vers 2024, objectif 25 ha ; refonte clonale, assainissement des sols (Foglia 2024).
Transition vers les cuves béton, au lieu de l'inox, pour les fermentations avant l'élevage en bois. À partir de 2024, d'après Wine Spectator, « tous les vins sont fermentés en cuves béton, le vaisseau historique du Brunello », dans une logique de « ré-enracinement » dans les pratiques anciennes. Lors de ma visite avec Manuele, j'avais compris que le nouveau chai de cuves béton (volontairement sans revêtement), voulu depuis son arrivée par Maccari, allait être inauguré avec les vendanges 2026, et que le blason de Ridolfi n'avait pas encore eu le temps d'être peint sur le mur du fond.
Export. Ridolfi exporte dans 43 pays, sur six continents (Arber Shabani) ; ≈90 % de la production part à l'export (Gambero Rosso 2019), États-Unis en tête.
D'après les propos récents de l'équipe (Arber Shabani, Wine & Siena 2026) : Ridolfi ne se présente pas comme une grande maison installée qui défend un patrimoine immuable, mais plutôt comme une propriété historique dont l'identité viticole moderne est encore en construction.
Pour Gianni, dix ans ne représentent rien pour un domaine de Brunello.
Produire moins, produire mieux : la philosophie affichée est « produire un peu moins, monter en qualité chaque année », sans suivre la mode, en restant fidèle au style.
Éducation et présence terrain : stratégie de développement de la demande par la formation (sommellerie, master-classes, dégustations à l'aveugle), notamment sur des marchés émergents comme l'Afrique (Kenya, Nigéria).
Accueillir au domaine et « aller au-devant » des clients mondiaux, pour « faire valoir le travail quotidien ».
Résilience du Brunello face aux tensions géopolitiques : au Wine & Siena 2026, Maccari souligne que, malgré les taxes à l'importation et un change défavorable, le Brunello reste une « marque forte ».
Riserva Mercatale : notes de 95 à 98/100 selon les millésimes (Gardini Notes : 98 en 2015, jusqu'à 100 sur le 2016 selon une critique) — mais ces notes varient selon le critique
/image%2F1371669%2F20260913%2Fob_284f8a_20260813-121406.jpg)
Cuves inox/béton, sélection des fûts après 12 mois, 6 à 12 mois de bouteille. Fruit éclatant (cerise griotte, fraise), fraîcheur tartrique, tanins souples. Buvabilité immédiate.
/image%2F1371669%2F20260913%2Fob_c13868_20260813-121416.jpg)
Assemblage d'environ 24 grands fûts, 18 à 24 mois de bouteille. Nez complexe de sous-bois, de violette et d'épices. Trame tannique fine, corps équilibré, très grande longévité.
/image%2F1371669%2F20260913%2Fob_256188_20260813-121424.jpg)
Élaboré uniquement dans les grands millésimes, 24 mois de bouteille. Aromatique balsamique et mentholée. Profil de bouche vertical, haute concentration tannique et persistance saline.
/image%2F1371669%2F20260913%2Fob_7ac635_20260813-121434.jpg)
Fermentation intégrale en barriques de chêne français. Style bourguignon, nez intense de fruits rouges et de fleurs fraîches, bouche soyeuse et ample.
Première main (paroles de l'équipe Ridolfi)
- Podcast « I Grandi Vini TV — In viaggio nell'Italia del vino » (4 sept. 2020) — entretien vidéo entre Stefania Abbattista et Gianni Maccari.
- Gianni Maccari e i vini di Ridolfi, Trattoria Da Burde, 31 oct. 2023.
- Italian Wine Podcast, épisode 2644 (26/02/2026) — entretien d'Arber Shabani (directeur commercial) avec le sommelier kényan Daniel Mwangi. Riche sur la viticulture et la vinification.
- Article de Raffaele Foglia (4 janv. 2024), « La rinascita di Ridolfi a Montalcino: «Abbiamo ricostruito tutto» » — propos directs de Maccari.
- MontalcinoNews, « Wine & Siena 2026 : l'anno che verrà per il Brunello e le eccellenze di Montalcino » — intervention de Maccari sur les perspectives du Brunello.
- Wine & Siena 2025 : Maccari farm — Ridolfi, Canale3 Tv.
Sources web
- Do Bianchi (blog de Jeremy Parzen, 20 avr. 2021), « The once and future king of Brunello: Gianni Maccari » — témoignage de dégustation et mise en perspective de Maccari.
- Gambero Rosso International, « The love for Montalcino and the new youth of Ridolfi » (26 juin 2019) ; « Emerging Winery Award 2021: Cantina Ridolfi » (22 déc. 2020) — prix « Cantina emergente », histoire, chiffres.
- Consorzio del Vino Brunello di Montalcino — fiche domaine.
- Site officiel ridolfimontalcino.it — fiches techniques des vins.
- Ethica Wines / The Wine Distribution Co. — distributeurs, descriptifs.
- Wine Spectator (extrait de recherche), « Ancient Practices, Inspiring Wines: Ridolfi's Winning Approach to Brunello » — transition vers les cuves béton (2024).
- Decanter, « Ridolfi — rising star of Montalcino » (2021, contenu sponsorisé).
English version below
Ridolfi: The Rebirth of a Great Sangiovese Name in Montalcino
Of all the Montalcino estates, Ridolfi is the one whose wines I've tasted most often in recent years. Since 2022 I've caught up with them every year at the Italian stand of the Grand Tasting organised by Bettane+Desseauve, and the vintage-on-vintage consistency has stood out: Rosa di Mercatale 2022 and 2023, Rosso 2022 and 2023, Brunello from 2017 through 2020, and the Riserva Mercatale 2016, 2017 and 2019.
AI-assisted trip planning
No surprise, then, that Claude — my AI tool of choice — flagged this estate as a priority visit for this study trip to Tuscany:
Ridolfi, Mercatale (north of Montalcino) · Brunello di Montalcino DOCG
This is your most-tasted Tuscan producer across all categories (12 wines). You described it in 2022 as one of your favourite Italians tasted that year at the Grand Tasting: fruity nose, polished tannins, a cigar-box finish. The consistency across the 2016, 2017, 2018 and 2020 vintages is remarkable. The Riserva Mercatale regularly scores 4.0–4.2. With 12 tastings behind you at trade fairs, meeting the Mercatale vines in person would be the natural next step.
🍷 Top score: Brunello di Montalcino 2017 — 4.2 · a happy discovery, one of my favourite Italians
This estate profile was built from podcasts and first-hand interviews, cross-checked against web sources.
I visited Ridolfi in mid-August, in Montalcino, without the chance to meet winemaker Gianni Maccari or sales director Arber Shabani — the quiet pre-harvest window overlapped with my own holidays, and our calendars simply didn't align. To fill that gap, I gathered first-hand testimony (podcasts, interviews, bylined articles) and cross-checked it against web sources: official estate materials, the Consorzio, Gambero Rosso, critics. The goal was a complete picture of the estate, from its past to where it's headed, with real depth on viticulture and winemaking to back up my own tasting notes.
The estate takes its name from the Ridolfi, a noble Florentine family whose coat of arms still appears on the labels. The property sits at Mercatale — a place name that also lends itself to a flagship cru — once a genuine historical crossroads: in the 5th and 6th centuries the area hosted a large annual market along the Via Francigena, the ancient pilgrim road linking Canterbury to Rome. One branch of the old family is said to have later founded the Sienese line, which took root across several Tuscan estates.
The modern estate was put together by owners of noble descent during the 1980s. According to Maccari (2020 podcast; Foglia, 2024), the old Ridolfi operation of the 1990s and 2000s was never set up to produce a serious, bottled wine. Meaningful replanting happened around 2000–2001 (the oldest vines still in production date to 2001, per Ethica Wines). The estate expanded thanks to planting rights granted by the Consorzio del Vino Brunello di Montalcino, eventually reaching 9.5 hectares classified for Brunello out of 12 hectares under vine overall. But the focus was yield, for bulk sales, farmed conventionally with synthetic herbicides and pesticides — an approach that left the estate in near-total technical and commercial neglect by the end of the 2000s.
In 2011 the estate was bought by Giuseppe Valter Peretti, an industrialist from the Vicenza area of the Veneto who runs a major leather-tanning group in the Valle del Chiampo (Gambero Rosso, 2019). A long-time Montalcino enthusiast — he's owned a house there since 1992 — he was looking for a property "the right size, not too big, not too small," but "lacking proper facilities." He immediately set about building an entirely new winery and expanding the vineyards. He also owns Tenuta Rocchetto, near Larciano outside Pistoia, focused on Chianti and olive oil.
Peretti and Maccari's first meeting, in 2012, has the feel of a happy accident — though maybe it wasn't entirely one: a mutual friend, sensing the potential, is said to have engineered a dinner between them. Whatever the origin story, it took two years of persistence from Peretti before Gianni Maccari joined the project in 2014. Peretti handed him technical direction outright, with a clear brief: restore this declining estate's good name. Their partnership, Peretti says, rests on "principles shared 100 percent" — Maccari, he adds, "knows how to execute" on the decisions they make together.
Arriving in 2014 as technical director and winemaker, Maccari inherited a vineyard farmed with pesticides and herbicides, planted to clones that were "productive, not qualitative" (Foglia, 2024). The rebuild ran on two fronts.
In the vineyard: the soils went through a rehabilitation and amendment programme (calcium sulfate), alongside the gradual phase-out of herbicides and pesticides. Vines were reworked around the best clones available — Maccari says the result is "one of the best vineyards in Montalcino."
Any effect on "soil microbiology" is therefore indirect — better structure leads to better aeration, which favours aerobic microorganisms — not the direct stimulant effect the shorthand implies.
It's also worth noting that Montalcino's clay-limestone soils are, by definition, already calcium-rich (carbonates) and generally well-structured as a result. Gypsum has a much clearer agronomic case on sodic or acidic soils — its best-documented classic use is reclaiming sodic soils, as in irrigated vineyard sites in South Australia's Riverland or California's Central Valley, where dispersive Na⁺ is exchanged for flocculating Ca²⁺ and leached out as Na₂SO₄. Sulfur as a nutrient is a separate story: sulfate (SO₄²⁻) is directly plant- and microbiota-available, a standard input where soils are sulfur-deficient, quite apart from any "structural" effect.
In the cellar: building a modern winery and ageing facility, fitted with large botti sourced from France, Austria and Italy (Ethica Wines).
The area under vine tells the same story of steady scaling-up: roughly 12 hectares in 2014, growing to 21 hectares in production by 2024, with a stated target of 25 hectares, all farmed organically (Foglia, 2024).
Maccari is the linchpin of the whole project, and the sources agree on the broad strokes. Ridolfi's winemaking identity sits squarely in the classical Tuscan lineage of Giulio Gambelli (1926–2012), "Il Bicchierino," the legendary Sangiovese "blender." Trained early on by Tancredi Biondi Santi at the Poggibonsi estate, Gambelli went on to consult for landmark producers including Montevertine (creator of the 100% Sangiovese La Pergola Torte), Gianfranco Soldera's Case Basse, Fattoria Rodano and Bibbiano. Maccari spent 17 years at Poggio di Sotto (2020 podcast), seven of them alongside Gambelli, absorbing a philosophy built on respecting Sangiovese's typicity, rejecting technological shortcuts, and trusting the palate over lab analysis above all else (Do Bianchi, Ethica Wines).
His long tenure at Poggio di Sotto, one of Brunello's most respected estates, is well documented — he's credited as "one of the architects of its success" (Foglia 2024, Gambero Rosso 2019).
There's also a quieter chapter: wine blogger Jeremy Parzen (Do Bianchi), without naming the estate outright, reports that Maccari was responsible for the day-to-day winemaking of a highly sought-after Brunello in New York in the early 2000s — including a 1994 later declassified to Rosso and a 2001 that became one of the appellation's most collected bottlings (Do Bianchi, 2021) — a lineage that runs, indirectly, all the way to the Kirkland Signature (Costco) Brunello 2020.
The Maccari family is also deeply involved in promoting Montalcino agriculture more broadly. Gianni's daughter and wife (Viola Maccari and Donatella Cortonesi) run a separate private venture, Pura Crocus / Azienda Maccari, based at Primo Ponte near Torrenieri, specialising in artisanal Montalcino saffron and also producing wine from parcels near Montepulciano.
The house style comes down to this: classic Montalcino tradition, pure Sangiovese, freshness, tension, fine-grained tannin. In a 2026 podcast, Shabani described the Ridolfi style as closer to late-1980s and early-1990s Brunello — bright, perfumed, elegant, balanced, genuinely drinkable wines. Gianni's own ambition is a wine that's "elegante, profumato," where the nose in the glass matters enormously.
The geography is one of the best-documented, most consistent facts across sources: a north-east-facing slope of the Montalcino hill, at roughly 300m elevation, close to the Strada del Brunello (Consorzio, official estate materials, Gambero Rosso). It's the coolest corner of the appellation (Gambero Rosso, Arber Shabani), and that cool shift means longer ripening and wines described as "classic, elegant, with Sangiovese's typical ruby colour" — a real asset in hot vintages, 2017 chief among them (Ethica Wines, Do Bianchi). Soils are medium-textured, clay-rich, with marine fossils, and Alberese (weathered sandstone) over limestone higher up the slope (official estate materials, Ethica Wines, Consorzio).
Arber Shabani places the Via Francigena close to the property — a strong identity marker for "Mercatale," a name likely derived from mercato, market.
In today's climate, with increasingly scorching summers, this cool aspect is a real strategic advantage: it preserves the grapes' natural tartaric acidity and prevents sugars from running away. The resulting wines show a bright ruby colour (never tawny or over-extracted), a red-fruit-driven aromatic profile (sour cherry, wild strawberry), violet and balsamic notes, taut acidity that avoids any sense of alcoholic weight, and fine tannin — the opposite of a "sun-drenched" Brunello from the appellation's southern reaches.
One grape, no exceptions. 100% Sangiovese (Sangiovese Grosso) across the entire red range. Maccari is unequivocal: "no doubt about the variety — Sangiovese, and nothing else" (Foglia, 2024).
Training systems. Spurred cordon (cordone speronato) for vines over 15 years old, pruned to two buds with four spurs (cornetti) (Consorzio); simple Guyot for vines planted after 2013 (Consorzio, official estate materials). Planting density runs around 4,800 vines/ha (official rosé data sheet).
Organic farming and vine protection. Organically farmed, certified since 2023 (Arber Shabani); Maccari notes the vineyard was already run organically in practice before 2020, just without certification (2020 podcast) — formal certification followed in 2023. Copper and sulfur only for treatments (Gambero Rosso 2019, Maccari). Pheromone-based mating disruption against vine moth. Cover crops and green manure for organic humus; farmyard manure is no longer used (Foglia 2024, Gambero Rosso). On-site solar power and a plastic-free approach in the facilities (official estate materials).
Thinning and yield control. Three green-harvest passes a season (Consorzio, Arber Shabani) to remove excess or uneven bunches: at fruit set, at véraison, and again near the end of ripening. This aggressive selection caps the load at 1.2–1.3 kg per vine. The bunches dropped in that final pass go into Rosa di Mercatale, a Charmat-method sparkling rosé (Consorzio). The upshot: average estate yields sit at 35–40 quintals per hectare, roughly half the appellation's legal ceiling (Foglia, 2024).
Looking back on the trip as a whole, a quick survey of a handful of Tuscan Sangiovese producers shows how differently this can play out, even under the same organic rulebook. Maccari's strict selection approach makes an interesting contrast with Michael Schmelzer's choice, at Monte Bernardi, to keep everything each vine produces for the Retromarcia bottling.
Clonal selection: rebuilding the vineyard from scratch. When Maccari arrived, the clones on site were "productive, not qualitative." He grafted over and replanted with mass and clonal selections favouring small berries, for a better skin-to-juice ratio and greater anthocyanin and tannin concentration, choosing clones bred for long ageing potential (cloni da grande invecchiamento) (Consorzio, Maccari). This is central to understanding the estate's current quality level: the turnaround starts in the vineyard, not with cellar tricks.
Late, plot-by-plot harvests. Hand-picked into 8–20 kg crates. Harvest typically starts the last week of September or in early October, later than the appellation average, precisely because the cooler north-east ripens more slowly (Arber Shabani, Maccari 2020). Every plot is harvested, fermented and aged separately (Arber Shabani) — the foundation for the final blending decisions.
Ridolfi's strength lies in running two stylistic tracks side by side: one classical-traditional (large casks), the other more "Burgundian" (barriques). Which wine ends up where is decided by tasting, after ageing, as a team.
Shared principles. Native-yeast fermentations (official estate materials, Wine Spectator), with technical sheets citing temperatures around 26–28°C, regular pump-overs and occasional délestage. Long macerations are favoured, with extended skin contact running 30 to 40 days in steel and concrete (up to 50 days for the Riserva Mercatale) — a slow extraction that softens Sangiovese's natural tannic structure while preserving aromatic purity (official estate materials).
One golden rule, inherited from Gambelli: oak only comes into play after malolactic fermentation and natural clarification are complete. The wines spend the winter in tank (steel or concrete) before moving to barrel in spring; malolactic happens naturally there, with no artificial warming. Barrels aren't filled until spring, roughly six months after harvest.
Vintage honesty matters more than house formula: no "forcing," the vintage is followed "without constraints" (Maccari). Hot years like 2017 bring more skin contact and structure; cooler ones like 2018 and 2024 give lighter, brighter, earlier-drinking wines (Arber Shabani).
The traditional range (Rosso, Brunello, Riserva) is aged in large 32–35 hectolitre casks of Slavonian and French oak. Maccari rules out new barriques for these wines, arguing they mask Sangiovese's freshness with foreign wood and vanilla notes. The estate favours casks with long-seasoned staves and very light toasting, for neutral micro-oxygenation, and Maccari tracks each cask individually. From what I saw in the botti cellar, and what Manuele explained, Ridolfi has now built its house style around three specific coopers.
There's no hierarchy in the vineyard: every plot is farmed with the same care, as if destined for Brunello. The split happens in the cellar, after ageing — the freshest, most approachable lots become Rosso, the rest continue toward Brunello.
1. Rosso di Montalcino. Selected at the cellar door: after ageing, Gianni gathers as many willing tasters as he can from Ridolfi's eight-person team for a blind tasting; the freshest, most direct, most ready-to-drink lots go into Rosso (Gambero Rosso 2019, Arber Shabani). It's a selection wine, not a byproduct, and a genuinely excellent one — the estate's quality ambassador for anyone simply wanting a good Montalcino. As Gianni puts it, the Rosso is, to him, the most important wine in the cellar. Aged roughly 8 months in medium casks (Gambero Rosso); released in the second year after harvest; around 20,000 bottles (Foglia, 2024).
2. Brunello di Montalcino (annata). Traditional winemaking: steel tanks, long skin maceration, then 36 months in large oak botti (Slavonian/French, 25–35hl) (Gambero Rosso 2019, Arber Shabani). The appellation requires 24 months in wood; Ridolfi does 36. Bottled with 18–24 months of bottle age before release, against the appellation's 4-month minimum (Arber Shabani). Released in year five; around 80,000 bottles (Foglia, 2024). The 2025 presentation described the Brunello as a blend of roughly 24 casks.
3. Brunello di Montalcino Riserva "Mercatale." A single-vineyard wine from the Mercatale plot, harvested, fermented and aged separately (Arber Shabani, official estate materials). Made only in top vintages — recent ones include 2012, 2013, 2015, 2016, 2017 and 2019 (official estate materials). Aged 55 months in a single large 33hl cask, then at least 12 months in bottle (official estate materials), sometimes up to two years per Arber Shabani. Released in year six; around 5,000 bottles, "roughly one cask" in a great vintage (Foglia 2024, Arber Shabani). The technical sheet for 2019 is unusually detailed: overnight cold soak at 5°C; 14-day alcoholic fermentation with pump-overs four times a day for the first ten; 50 days total maceration; 14.5% abv; a nose of dark fruit, sour cherry, violet and sweet spice with a balsamic finish; saline tannins and long persistence.
4. Donna Rebecca — the Burgundian-minded Brunello. The house's most unconventional wine: Maccari explains it grew out of his and Peretti's shared fascination with elegant Burgundy. Sangiovese is treated here "almost like Pinot Noir," chasing perfume, finesse and drinkability (Maccari, 2020) — effectively an experiment in how Sangiovese behaves under a fermentation and ageing regime unusual for Montalcino. Fully fermented in new French oak barriques, lightly toasted ("tostatura rosa") to preserve aromatic purity (Maccari 2020, Gambero Rosso 2019). Aged 28–30 months in barrique (28 per Gambero Rosso 2019; "about 30" per Maccari 2020). First vintage 2014, released 2015. The name honours Donna Rebecca, the first niece born into the Peretti family's new generation — until then, the family had only had sons (Arber Shabani) — lending her name to what the estate calls its most powerful, most fascinating wine. It has picked up The Wine Hunter Award and a place among Italy's "100 best wines" (Maccari, 2020).
5. Rosa di Mercatale — sparkling rosé (outside the Brunello range). Charmat method, 100% Sangiovese, made from the vineyard's second green-harvest pass; roughly 12–12.5% abv (official estate materials). Peretti sees it as rounding out the range — a secondary driver, not the estate's core business (Gambero Rosso, 2020).
A quick reference for how each wine is raised:
Organic certification (2023). The vineyard had been farmed organically in practice since 2020 (Maccari), with formal conversion launched in March 2020 and full certification achieved in 2023 (Maccari 2020, Arber Shabani) — "a signal to customers" about the estate's natural approach.
E-commerce. When Covid collapsed HORECA sales by 90% in spring 2020, Ridolfi opened direct-to-consumer online sales (Maccari, 2020).
Growth in area and quality. From 12 hectares under vine in 2014 to roughly 21 by 2024, targeting 25; clonal renewal and soil rehabilitation throughout (Foglia, 2024).
A shift to concrete. Fermentation is moving from steel to concrete ahead of oak ageing. As of 2024, per Wine Spectator, "all the wines are fermented in concrete, Brunello's historic vessel," part of a deliberate return to older practice. During my visit with Manuele, my understanding was that the new, deliberately unlined concrete-tank cellar — a project Maccari has wanted since he arrived — would be inaugurated with the 2026 harvest, and that the Ridolfi coat of arms hadn't yet been painted on the back wall.
Exports. Ridolfi ships to 43 countries across six continents (Arber Shabani); roughly 90% of production goes to export (Gambero Rosso, 2019), with the US leading.
Based on recent statements from the team (Arber Shabani, Wine & Siena 2026): Ridolfi doesn't present itself as an established grand house defending an untouchable legacy, but as a historic property whose modern winemaking identity is still very much a work in progress. As Gianni puts it, ten years is nothing for a Brunello estate. The stated philosophy is to produce a little less and improve a little more every year, without chasing trends. On the demand side, the strategy leans on education — sommelier training, masterclasses, blind tastings — particularly in emerging markets like Kenya and Nigeria, alongside hosting visitors on-site and travelling to meet clients directly, to "show the daily work" behind the wines. On resilience: at Wine & Siena 2026, Maccari argued that despite import tariffs and unfavourable exchange rates, Brunello remains a strong brand.
Riserva Mercatale scores generally run 95–98/100 depending on vintage (Gardini Notes: 98 for 2015, up to 100 for 2016 per one critic) — though scores vary by critic and should always be cited with their exact source.
Steel/concrete fermentation, casks selected after 12 months, 6–12 months in bottle. Bright fruit (sour cherry, strawberry), tartaric freshness, supple tannin. Ready to drink now.
A blend of roughly 24 large casks, 18–24 months in bottle. Complex nose of forest floor, violet and spice. Fine tannic structure, balanced body, serious ageing potential.
Made only in top vintages, 24 months in bottle. Balsamic, menthol-tinged aromatics. Vertical palate structure, dense tannin, saline persistence.
Fully barrel-fermented in French oak. Burgundian in style, with an intense nose of red fruit and fresh flowers, and a silky, generous palate.
First-hand (in the Ridolfi team's own words)
- Podcast « I Grandi Vini TV — In viaggio nell'Italia del vino » (Sept. 4, 2020) — video interview between Stefania Abbattista and Gianni Maccari.
- Gianni Maccari e i vini di Ridolfi, Trattoria Da Burde, Oct. 31, 2023.
- Italian Wine Podcast, episode 2644 (Feb. 26, 2026) — Arber Shabani (sales director) interviewed by Kenyan sommelier Daniel Mwangi; rich detail on viticulture and winemaking.
- Raffaele Foglia (Jan. 4, 2024), « La rinascita di Ridolfi a Montalcino: «Abbiamo ricostruito tutto» » — direct quotes from Maccari.
- MontalcinoNews, « Wine & Siena 2026: l'anno che verrà per il Brunello e le eccellenze di Montalcino » — Maccari on Brunello's outlook.
- Wine & Siena 2025: Maccari farm — Ridolfi, Canale3 Tv.
Web sources
- Do Bianchi (Jeremy Parzen's blog, Apr. 20, 2021), “The once and future king of Brunello: Gianni Maccari.”
- Gambero Rosso International, “The love for Montalcino and the new youth of Ridolfi” (June 26, 2019); “Emerging Winery Award 2021: Cantina Ridolfi” (Dec. 22, 2020).
- Consorzio del Vino Brunello di Montalcino — estate profile.
- Official estate site, ridolfimontalcino.it — wine technical sheets.
- Ethica Wines / TWDC — importer/distributor materials.
- Wine Spectator, “Ancient Practices, Inspiring Wines: Ridolfi's Winning Approach to Brunello” — on the shift to concrete (2024).
- Decanter, “Ridolfi — rising star of Montalcino” (2021, sponsored content).
/image%2F1371669%2F20260913%2Fob_978f4f_montalcino-ridolfi-mercatale-via-franc.png)